25e heure du livre du Mans

Mes deux achats.
Aujourd'hui, ballade sur un salon du livre, l'occasion de voir plein d'anciens profs des livres vers lesquels je ne vais pas d'habitude, et en particulier, des livres et albums jeunesse. Jusqu'à l'année dernière, c'étaient deux types d'ouvrages qui ne m'intéressaient pas. J'ai bien lus et vus des albums quand j'étais petite, mais je ne m'en souviens plus (à part l'incontournable Petit-Bleu et Petit-Jaune de Léo Lionni qui avait été présenté lors d'un cours de peinture auquel j'avais assisté à l'âge de 5-6 ans). A part ça, je n'ai pas grand chose en mémoire, étant très vite passé aux livres avec que des mots, et plus pour adulte que pour jeune/ado. Au début de l'école primaire, j'ai commencé avec des collections roses et vertes, puis à la fin j'étais passé aux Agatha Christie, Patricia Cornwell et Daniel Pennac. Peu de livres pour ado donc, il faut dire que c'est surtout ces dernières années que cela s'est développé.

Mais l'année dernière j'ai pu découvrir ce à côté de quoi j'étais passé. En effet, dans le cursus que j'ai suivi, nous avions un cours de littérature jeunesse, cours pendant lesquels nous avons eu un historique de cette catégorie d'ouvrage, mais aussi durant lequel nous avons pu manipuler des dizaines d'albums. Et moi qui snobait les albums jeunesse (je suis un peu snob quand il s'agit de culture, du genre la télé et Marc Lévy c'est moche, nul et mal, le décadentisme littéraire et le symbolisme pictural c'est beau, bon et bien), j'ai été émerveillée par plein de jolies choses. En fait, j'ai réalisé que beaucoup d'albums jeunesse n'étaient pas aussi niais et mièvres que je le pensais, mais qu'ils pouvaient être -et étaient souvent- pertinents, poétiques, avec des mots simples mais justes. J'ai aussi découvert à quels points ces livres étaient riches graphiquement : c'est très imaginatif, innovant, ingénieux, subtil parfois, et il y a des dessins qui sont justes beaux, on aimerait qu'ils existent en poster afin de les afficher sur les murs.

D'ailleurs, en parlant d'accrocher sur les murs, c'est un peu le principe d'un des livres que j'ai acheté : Chat chez la nuit de Nathalie Infante aux éditions Marie-Louise. Il s'agit d'un livre qui se déplie au fur et à mesure de la lecture, ce qui fait qu'à chaque "dépliage", une nouvelle image se dévoile, surmontée du texte qui l'accompagne. Et une fois tout le livre lu, et donc déplié, on se retrouve avec une grande illustration qu'on peut accrocher au mur : je trouve le principe génial ! J'aime aussi bien le contenu que le contenant, c'est vraiment original. OK, c'est destiné aux enfants de 3 à 10 ans, ce qui fait que j'avais bien 15 ans de plus que les petites filles qui faisaient dédicacer leur livre devant moi, mais il est précisé sur le site internet que ça peut aussi être jusqu'à 150 ans, donc bon, j'étais encore inclue dans le public-cible. Et puis il n'y a pas d'âge pour aimer les livres et la lecture ! (Mais bon, j'aurais quand même pu dire que la dédicace était pour une nièce ou une cousine [imaginaire certes], histoire de préserver ma dignité.)

Les dédicaces
Quant aux livres ado/jeunesse, j'ai acheté (et me suis fait dédicacer) un livre d'Antoine Dole, Laisse brûler, aux éditions Sarbacane, collection Exprim', une collection destinée aux ados. Voici ce que raconte la quatrième de couverture : « Je suis sculpté dans une glaise qui ne supporte ni la joie ni la peine. Alors je ne ressens rien, jamais, avec personne, parce que mes soleils craquèlent ce que mes pluies n'emportent pas. Ce qui ne me tue pas m'a rendu plus mort, je le sais, je suis passé pro dans l'art de faire le fort intérieur. » Il y a Noah, éternel étudiant, qui se gave de rancoeur et de médicaments depuis qu'un certain Julien l'a anéanti. Ses journées, il les passe assis sur un banc, en bas de l'endroit où c'est arrivé. Il y a Maxime, scénariste-télé raté, qui tombe amoureux de Noah juste au moment où celui-ci rompt avec lui - et ce qu'il croit d'abord être une banale rupture fait exploser sa vie. Et puis il y a Julien, animateur-vedette d'une chaîne câblée, qui s'éveille nu, dans une cave... ligoté à une chaise. Noah, Julien, Maxime : trois trajectoires qui se croisent et s'embrassent pour mieux s'embraser. À l'origine de ce triangle noir, un secret abyssal ; le brasier d'une plaie ouverte qui consume les êtres et les pousse aux pires folies.

De cet auteur, j'ai déjà lu Je reviens de mourir, après en avoir entendu parler en cours. Il se trouve que ce dernier est un livre au langage et aux thèmes heurtés, bruts et brutaux même, ce qui avait posé quelques problèmes puisqu'il est édité dans une collection destinée à des ados : libraires et bibliothécaires se sont posés -et se posent- la question de savoir s'il fallait l'avoir dans leur fonds, si oui, où le ranger (section ado ? adulte ?), s'il fallait le conseiller, si oui à qui, et comment. En tout cas, ce livre avait l'air pas mal, donc je l'avais acheté et j'avais en effet bien aimé, parce qu'on y trouve des thèmes que j'apprécie, à savoir la dualité, l'ambivalence, se croire libre quand on est prisonnier, la destruction et l'autodestruction, l'illusion de la maîtrise des choses, etc. Et puis, particularité de la collection, chaque texte est associé à une bande-son, or, pour Je reviens de mourir c'était des chansons et/ou des artistes que j'aime plutôt bien, donc ça ajoutait une raison de lire ce livre. Cependant j'aurais aimé que le livre soit plus long et qu'il y ait plus d'introspection, mais comme cela est dû à mes préférences et habitudes littéraires, ça ne compte pas, surtout que c'est un livre destiné aux adolescents, donc faire 400 pages centrées sur la psychanalyse et la psychologie de l'héroïne rebuterait probablement une grande partie du public potentiel... En tout cas, je suis impatiente de lire celui que j'ai acheté, je ne pense pas être déçue.

Le livre électronique en bibliothèque

Dans un précédent article, je parlais du livre électronique de mon point de vue, en tant que lectrice. Or, les particuliers ne sont pas les seuls à être concernés par cet objet : les éditeurs, les libraires et les bibliothèques aussi. Et c'est de ces dernières dont je vais parler.

Pour le lecteur lambda, la question d'adopter ou non le livre électronique ne dépend que de lui, il s'adapte en fonction de ses préférences et de ses usages, son choix n'engageant que lui, par contre, pour une bibliothèque les enjeux sont nettement différents et à une autre échelle.

Pour commencer comment et quoi prêter ? Faut-il proposer des e-book ou seulement des fichiers textes qui s'autodétruisent au bout d’une durée de prêt définie à l’avance ? Dans les cas où des e-books sont prêtés, cela implique un effort financier de la part du lecteur (caution, location, etc), donc cela nuit à l'accès au livre et à la technologie pour tous. Et est-ce que ce service serait accessible à tous, ou seulement aux malvoyants et/ou aux gens disposant de leur pros livre électronique ?

Quelque soit le public concerné, il faut qu’au moins une partie du personnel de la bibliothèque sache manier le livre électronique, ce qui demande des formations (et donc du temps et de l’argent). Mais c’est le rôle des bibliothécaires de répondre aux questions des usagers, de les guider, etc, (ou au moins d’essayer), donc il faut que la bibliothèque soit prête à assumer ce rôle de pédagogie. Bref, ce n'est pas aussi simple que de gérer des livres papier, de nouvelles compétences sont requises ici.

Et puis, un livre électronique a un coût : il faut acheter le support, les prix sont encore élevés, et ensuite acheter des livres numérisés sous forme de fichiers textes (sans compter d’éventuelles licence pour avoir le droit de prêter), tout cela dans une quantité relativement importante puisqu'il ne s'agit pas de répondre à une demande particulière, mais à de nombreuses demandes potentielles. Or les bibliothèques n'ont pas forcément les moyens de financer un tel projet, surtout que celui-ci s'ajouterait ou remplacerait d'autres dépenses d'acquisition (celles les livres papier).

Si, malgré tout, la bibliothèque parvient à dégager les moyens humains et financiers pour ce projet, la question se pose de savoir pour quels outils opter, choix à faire soigneusement si on veut éviter des problèmes de compatibilité. Adopter une marque de livre électronique, c'est adopter un format et un catalogue, et donc renoncer à d'autres. Avec le livre, ce problème n'existe pas : il suffit de savoir lire pour avoir accès aux livres de n’importe quel éditeur, pas de problème de compatibilité, ou de viabilité du texte si l’éditeur fait faillite, etc.

Par ailleurs, une autre question se pose : celle de la conservation. Quelle est la durée de vie d'ouvrages immatériels ? Comment archiver, cataloguer et diffuser un fichier texte qui n'a aucun corps, aucune matière ? Qu'est-ce qui garantit sa pérennité ? Ce sont les questions qui reviennent souvent à propos des documents numérises et des masses d'informations que l'on trouve sur Internet, qui ne sont pas aussi faciles à étiqueter et classer que des supports papiers.

Toutes les questions autour du livre électronique, et plus largement des nouvelles technologies, sont désormais inévitables en bibliothèque, ce sont des évolutions inexorables auxquelles il va falloir s'adapter si les bibliothèques veulent être aptes à répondre aux demandes et usages du public. Cependant, il n'existe pas de réponses claires puisqu'il s'agit là de problématiques nouvelles, donc personne n'a de solution toute prête, de théorie ou de norme à appliquer pour résoudre cela. Tout cela est en train de s'élaborer et devra se mettre en place dans les années à venir.

La route, Cormac McCarthy (2006)

"L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie."

J'ai eu envie de lire ce livre à cause du titre qui est le même que le livre culte de Jack Kerouac, puis parce que les critiques que j'ai pu lire étaient persuasives, bien que particulières puisque les avis étaient positifs, mais les gens se disaient fortement troublés et déstabilisés par ce texte. Donc dès que j'ai pu, le l'ai lu.

Et mon avis recoupe ce que j'avais pu entendre à propos du livre : je le trouve très bon et saisissant, mais oppressant et déroutant (haha ! [cf. le titre du livre]). En effet, on ne dispose ni des tenants ni des aboutissants de l'histoire qui n'en est pas vraiment une. Nous suivons l'exode de deux personnages -un père et son fils- dans un monde dévasté. On ne sait pas pourquoi tout est détruit, ni où et quand cela se passe : ça pourrait être à peu près n'importe où, il y a trente ans ou dans trente ans. Cela donne un côté intemporel, mais déconcertant.

Pendant tout le récit, les deux personnages s'efforcent de survivre, chaque jour consiste à prendre la route et à avancer, sans cesse, à chercher de la nourriture et un endroit sûr où dormir. Ils n’ont pas d'autre but que celui de ne pas mourir. Ils ne vont nulle part, de toute façon, il n'y a plus d'endroit où aller. Et même si la fin n'est pas tragique, il y a peu d'espoir dans ce livre.

Quant au style de l'écriture, il est en parfaite adéquation avec le propos : pas un mot de trop, tout est rigoureux, aride, âpre et économisé, tout comme le quotidien des personnages. Chaque mot est à sa place, tout est dit avec une économie de moyens notable, sans que ce soit télégraphique pour autant.

Inévitablement, on s'interroge sur ce que l'on ferait si on se retrouvait dans la même situation que les personnages, de quoi serait-on capable ? Personnellement, j'ai plutôt esquivé ce genre de question parce que c'est trop dérangeant. C'est le genre de livre qui laisse une trace durable en nous, qui donne une impression de flottement et d'angoisse quand on y repense. En tout cas, c'est un livre troublant certes, mais surtout c'est un bon livre, très bon même.

Le livre électronique

Au début des années 2000 des livres électroniques étaient apparus, présentés comme une grande révolution dans le monde du livre et les usages de lecture. Sauf que ça n'a pas marché, et qu'ils ont disparu du marché.

Quelques années plus tard -aujourd'hui- le livre électronique revient, et il s'agit là d'une réelle offensive, nettement moins timide que les premières apparitions. Et là, il semble que ce soit parti pour durer.

Cela est probablement dû au fait que les premiers échecs de lancements ont fait réfléchir sur ce qui était à faire ou non, et que des réflexions ont pu être menées aussi bien sur le plan technique (quel objet proposer) que sur le plan marketing (quel usage mettre en avant) : cela a permis de préparer les gens au livre électronique, aussi bien les entreprises que le public.

Par ailleurs, si cet objet paraît aujourd'hui plus "naturel", c'est probablement aussi parce que les écrans se sont multipliés. Au début des années 2000, tout le monde n'avait pas de téléphone portable, or désormais presque chacun en possède un, et en plus, les tablettes et mini-ordinateurs divers se sont multipliés, habituant les gens aux écrans de toutes les tailles et pour tous les usages.

L'arrivée du livre électronique se fait donc plus logiquement dans ce contexte qu'il y a quelques années, l'usage des écrans -justifié ou non- est désormais plus spontané et facile. Quant à savoir si les gens vont adhérer... à voir.

Pour ma part, je fais un blocage sur cet outil, j'aime trop le l'objet livre pour me convertir à l'électronique. J'aime bien l'odeur du papier, la texture et l'apparence des papiers utilisé, le geste de tourner une page, passer le doigt sur la tranche du livre, etc. Or un livre électronique ne peut pas rendre la douceur ou la rugosité du papier, l'odeur qui émane des pages, le craquement de la couverture la première fois qu'un livre est ouvert.

Un livre électronique ne permet pas de fureter dans des étagères pour regarder les titres et couvertures des livres, que ce soit chez des amis, en bibliothèque ou en librairie, on ne peut pas sortir au hasard un livre du rayonnage parce que quelque chose en lui nous a attiré. Et puis un livre électronique manque de chaleur aussi : à mes yeux, un endroit sans livre est vide et froid, alors qu'une pile de livre sur une table donne au lieu une impression de chaleur et de vie.

Et puis durant mes études, j'ai reçu des cours concernant l'histoire du livre, que ce soit sa diffusion, mais aussi sa fabrication alors à mes yeux le livre en tant qu'objet à son importance : le format, le papier, la présentation, la couverture, le choix des matériaux ont leur importance, etc, ont une importance. Cela est certes moins valable aujourd'hui, mais mes études ont favorisé mon attachement à l'objet livre parce que dans une optique historique, cela a un sens.

Cependant, le livre électronique n'est pas un ennemi, je ne suis pas non plus partisane de l'immobilisme et du conservatisme. Le livre électronique peut en effet être très pratique pour certains publics : les malvoyants, les voyageurs et les jeunes générations. Pour les premiers, l'avantage principal est de pouvoir régler la taille de la police de caractère, et donc d'avoir accès à beaucoup plus de titres que ceux qui sont publié en gros caractères. Et pour les voyageurs, l'utilité est dans le gain de volume et de poids que permet le livre électronique : il est plus pratique de transporter un livre électronique contenant une dizaine d'ouvrages que de transporter les versions papier de ces ouvrages.

Pour les jeunes, le livre électronique peut avoir le rôle de passerelle vers le livre papier. En effet, les dernières générations grandissent entourés d'écrans, ils sont très vite familiarisés aux téléphones portables et aux ordinateurs, donc il est probablement plus naturel, et plus ludique aussi, pour eux d'utiliser un livre électronique. Et une fois le plaisir de lire acquis, il sera plus facile de se tourner vers des livres en papiers, ceux-ci paraîtront moins rébarbatifs.

Le livre électronique ne me paraît donc pas être une idée nuisible ou stupide, loin de là, mais à mes yeux, il n'équivaudra jamais un livre papier. Ce dernier est objet très abouti, proche de la perfection, puisque cela fait longtemps qu'il a pris la forme qu'on lui connaît aujourd'hui (à l'antiquité, avec le codex) et malgré son ancienneté, il demeure aussi pratique et les changements qu'on lui a apporté depuis ont été minimes, le principe est demeuré.

Quoiqu'il en soit, je suis trop attaché au livre papier pour me convertir au livre électronique. Je n'y suis pas complètement opposée, je ne l'interdis pas non plus aux autres (de quel droit le pourrais-je, de toute façon ?), mais en ce qui me concerne je favoriserais toujours les livres en papier aux textes sur écrans.

Les contes macabres, Edgar Allan Poe & Benjamin Lacombe (2010)

Repéré au rayon BD, ce livre à la magnifique couverture : Les contes macabres d'Edgar Allan Poe, illustrés par Benjamin Lacombe. Je ne l'ai même pas feuilleté parce que j'étais à peu près sûre que ça allait (beaucoup) me plaire. En effet, j'aime beaucoup les dessins de Benjamin Lacombe que j'avais découvert grâce aux articles de papeterie de la Marelle en papier et bien que n'ayant jamais lu de textes d'Edgar Allan Poe, j'en avais suffisamment entendu parlé, notamment en lien avec des artistes (auteurs ou autres) que j'apprécie pour avoir envie de le lire tout en sachant que c'était (fortement) susceptible de me plaire.

Donc un livre réunissant ces deux personnes ne pouvais que me plaire, et ça a été le cas. Pour commencer, l'objet, parce que dans le cas présent, le livre vaut le détour. Il s'agit d'un grand livre dont le dos est recouvert de tissu et la couverture joue avec le mat et le brillant et qui a des décorations en relief. A l'intérieur, le papier est glacé et épais et surtout il y a des pages noires et des pages blanches. En fait, un conte est écrit en noir sur des pages blanches, et le contes suivant est en blanc sur fond noir, il y a une alternant noir sur blanc et blanc sur noir à chaque changement de conte.

Quant au texte, j'ai beaucoup aimé, j'ai adoré même. Comme l'indique le titre, il s'agit bien en effet de contes macabres, des univers fantastiques, lugubres et romantiques. Cela m'a fait penser aux récits fantastiques écrits par Guy de Maupassant, bien qu'ils ne se soient pas du tout contemporains puisque le premier a vécu pendant la première moitié du XIXe siècle alors que le second a connu la seconde moitié de ce même siècle. En tout cas, chaque conte est captivant, et il est probable que la traduction par Charles Baudelaire joue dans cette réussite.

Pour les illustrations, elles sont très belles et parfaitement adaptées aux textes qu'elles accompagnent. Le trait et l'imaginaire de Benjamin Lacombe se marient parfaitement avec le monde d'Edgar Allan Poe, images et mots se complètent et s'accentuent, créant une sorte de synergie. Le style graphique fait penser à certains films de Tim Burton : Sleepy Hollow, Les noces funèbres et Sweeney Todd, dont les univers sont également assez sinistres pour faire penser à... Edgar Allan Poe, la boucle est bouclée !

En tout cas, c'est un très bel objet avec des textes captivants et des illustrations fascinantes, le genre d'ouvrage que je pourrais vénérer, tant pour son contenu que pour son contenant !

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