Fight Club, Chuck Palahniuk (1996)

"«La première règle du fight club, c'est qu'on ne parle pas du fight club.»
Tous les week-ends, dans certains endroits des États-Unis, des jeunes gens tout à fait comme il faut se mettent en petite tenue et se battent à poings nus aussi longtemps que possible. Puis ils retournent à leur vie de tous les jours, arborant yeux pochés et dents déchaussées, avec le sentiment qu'ils sont prêts pour affronter n'importe quoi. Les
fight clubs sont l'invention de Tyler Durden, projectionniste, serveur de restaurant et anarchiste de génie. Et ce n'est que le début de son plan pour se venger d'un monde dans lequel les ligues anti-cancer ont monopolisé la charité humaine. Comme le dit le narrateur : «Si les gens pensent que vous êtes en train de mourir, ils vous donnent toute leur attention.»
Qui est Tyler Durden et d'où vient-il ?
Mené à un train d'enfer et non orthodoxe, ce roman révèle la folie de Tyler Durden, jusqu'à ce que le narrateur se retrouve lui-même sur le toit de plus haut building de la région, un détonateur entre les mains...
"

Ce n'est pas la première fois que je lis ce livre: je l'avais déjà lu il y a quelques années, après avoir vu l'adaptation cinématographique de David Fincher et découvert par la même occasion que le film était tiré d'un livre. J'avais bien aimés le film, puis le livre. Et récemment, je me suis retrouvée sans rien à lire avec une bibliothèque de romans SF & fantastiques devant moi, donc j'ai choisi ce livre puisque l'occasion se présentait et que je n'étais démotivée à l'idée de faire une relecture.

L'histoire est donc celle d'un employé de bureau qui a une petite vie bien rangée, aseptisée même, avec son appartement, ses meubles Ikéa, son train-train quotidien, etc. Sauf qu'il est insomniaque et qu'il ne trouve pas de solution, et qu'en plus de cela, son médecin n'a pas voulu lui prescrire les cachets qu'il voulait. Comme le narrateur se plaint de souffrir, son médecin lui dit d'aller aux réunions de paroles et de soutien de malades pour voir ce que c'est que de vraiment souffrir. Il va alors s'y rendre et cela va en effet le soulager, et il va devenir accro à ces réunions, sans jamais dire à personne qu'il n'est pas malade. Mais un jour, une femme, Marla Singer, complètement tarée, va elle aussi être présente à ces groupes de paroles, et tout comme le narrateur, elle est un imposteur, une non-malade qui n'est là que pour s'apaiser, trouver pire que soi. Puis le narrateur va rencontrer Tyler Durden dans un avion et se retrouver à devoir vivre chez celui-ci après l'incendie de son appartement. Et le Fight Club va être créé.

J'aime énormément ce livre, c'est complètement barré, et très bien écrit. On est aussi paumé que le narrateur, et tout comme celui-ci, on se trouve complètement dépassé au fur et à mesure du récit. On se retrouve pris dans un projet complètement fou de destruction de la société, du capitalisme, de retour à l'état sauvage avec les gratte-ciels envahis par la végétation et la chasse au gibier dans les grandes villes, et tout cela à cause d'une histoire d'insomnie, le tout sur fond de fabrication de savon à base de graisse humaine et de constitution d'une armée. Bref, cela a l'air compliqué, mais ça ne l'est pas tant que ça, mais une chose est sûre, c'est que c'est complètement dément.

Coin lecture

Le déclin de l'empire Whiting, Richard Russo (2001)

"La petite ville d'Empire Falls dans l'État du Maine a connu des jours meilleurs. Jusqu'aux années 60, elle était le siège d'une importante industrie textile qui employait la quasi-totalité de ses habitants. Aujourd'hui, le seul vestige de cette prospérité est incarné par la veuve du clan Whiting, ombre pâle mais toujours manipulatrice d'une dynastie autrefois toute-puissante.
Miles Roby, le gérant du grill, observe depuis son comptoir sa ville en faillite et ses habitants souvent désœuvrés. Il est le témoin attendri de ces vies avec leurs surprises et leurs drames. La sienne n'est guère plus brillante : sa future ex-femme lui confie ses tourments sentimentaux et sa fille traverse une adolescence perturbée.
"

J'avais ajouté ce livre à ma liste de lecture après en avoir lu un avis sur un blog que je suis (l'article en question sur le blog d'Amanda Meyre). Et il y a peu, j'ai finalement été l'emprunter à la médiathèque.

Donc nous suivons plusieurs personnages dans ce récit, mais le principal d'entre eux est Miles. Fils d'un père instable et d'une mère décédée d'un cancer, frère aîné de David, futur-ex-époux de Janine, père de Tick, gérant de l'Empire Grill sous la surveillance de Francine Whiting qui en est propriétaire (de même que la moitié de la ville). A travers Miles, nous suivons aussi la vie de ses parents, de Janine, de Tick, de la famille Whiting et de plusieurs autres personnages dans cette ville sinistrée depuis la fermeture de l'usine qui employait la plupart des habitants de la ville.

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en lisant ce roman : l'histoire de gens coincée dans une petite ville sans avenir ? un drame ? un récit optimiste où les gens s'en sortent et réalisent leurs rêves ? En fait, ce livre raconte surtout la vie des personnages, leurs espoirs, leurs rêves, leurs déceptions, leurs mensonges, leurs amours, leurs amitiés, leurs accidents, leurs préoccupations, leur passé et leur présent. Il n'y a pas vraiment d'intrigue : il s'agit simplement de la vie de gens qui n'ont rien de particulier, dans une ville qui n'a rien non plus de spécial.

En tout cas, j'ai beaucoup aimé Le déclin de l'empire Whiting : après la lecture, on a l'impression d'avoir séjourné dans cette ville à l'avenir nébuleux et d'avoir fréquenté les personnages. C'est très bien écrit, les personnages sont bien construits, de même que l'ambiance vide et étouffante de cette ville sinistrée ; cela m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de Richard Russo.

Sourcellerie, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 5) (1988)

"La magie, c’est de la bouillie pour les chats. Car voici la sourcellerie, la puissance thaumaturgique de l’Aube des Temps ! Elle pénètre le Disque-monde par l’entremise du huitième fils d’un mage (défroqué, oui).
Disons-le tout net : casse-cou.
Une fois de plus, faudra-t-il compter sur l’ineffable Rincevent pour sauver les meubles ? il est vrai que l’homme a plus d’un tour dans son sac percé. Il dispose aussi d’une équipe de choc, où vous retrouverez le mystérieux et pusillanime Bagage – tellement humain ! – et le subtil bibliothécaire de l’université des mages – tellement simiesque !
Avec, pour la première fois dans un livre, Nijel le Destructeur, jeune héros par correspondance, et Conina, la fille du plus célèbre barbare, par qui tombent les cœurs et les coups. Prime exotique : un séjour inoubliable dans la cité d’Al Khali, sous la houlette du Sériph Créosote.
"

J'ai lu ce livre pour poursuivre ma lecture des Annales du Disque-Monde, et après la lecture de Mortimer (article ici), c'est logiquement que je suis passé à Sourcellerie, qui bien que ne faisant pas suite à Mortimer au point de vie narratif, lui fait suite chronologiquement (il est sorti juste après).

Alors que dans La huitième fille (article ici) nous avions à faire à l'histoire de la huitième fille d'un huitième fils qui était automatiquement destinée à la sorcellerie de par sa position généalogique, nous avons ici à faire au huitième fils d'un huitième fils d'une huitième fils, ce qui fait de lui un être destiné à la sourcellerie, ce qui est une puissance autrement plus forte que la sorcellerie. Et lorsque Thune, le jeune sourcellier, arrive à l'Université Invisible (destinée aux sorciers), c'est tout l'univers qui va s'en trouver bouleversé. Et c'est le sorcier raté Rincevent et ses compagnons de route qui vont se retrouver à tenter de rétablir la situation.

J'ai bien aimé ce livre ; une fois de plus, le texte de Terry Pratchett est drôle, imaginatif et prenant, et une fois de plus encore cela me pousse à continuer la lecture de cette série qui décidément me plaît !

Solal, Albert Cohen (1930)

"Albert Cohen n'a jamais été député ni ministre et n'a pas abrité des dizaines de coreligionnaires dans des souterrains. Il n'a pas davantage enlevé une future épouse à la barbe d'un prétendant. Solal est pourtant nourri de sa vie. La peinture de Céphalonie doit beaucoup à son séjour à Corfou en 1908, Genève est un pôle majeur de son existence, les silhouettes des diplomates et des politiciens, la famille Sarles, viennent directement de son expérience. Les préoccupations, voire les déchirements, de Solal trouvent leur source dans le moi profond de l'auteur, amoureux de la France et de sa culture sans vouloir rien renier de ses origines."

J'ai eu envie de lire ce livre après la lecture d'Inapte à dormir seule d'Anna Cabana (dont j'ai déjà parlé), parce que l'héroïne de ce dernier ouvrage compte parmi ses auteurs favoris Albert Cohen. De celui-ci, j'avais déjà lu, et adoré, Belle du Seigneur il y a quelques années, donc le fait de recroiser son nom m'a donné envie de lire autre chose de cet auteur.

Le héros de ce récit est Solal, enfant prodigue adulé de sa vaste et exubérante famille et des proches. A 16 ans, Solal s'enfuit de l'île grecque où il vit avec celle dont il est fou amoureux : la femme du consul de France. Le couple va en Italie, où ils sont retrouvé par l'oncle Saltiel, puis Solal va en France, puis en Espagne, en Suisse et à nouveau en France. Dans ces pays, il fait des études, devient soldat, épouse la femme du premier ministre français, devient ministre du travail. Et il va vouloir renouer, retrouver ses origines familiales juives de Céphalonie.

J'ai bien aimé ce livre : c'est excessif, flamboyant, romanesque, le héros est cruel, mégalomane, séducteur et séduisant, tout lui réussit. Une fois de plus, j'admire le style d'Albert Cohen, j'aime beaucoup sa façon d'écrire et sa vision des choses, qui a quelque chose de lucide et cruel mais avec un côté mythologique avec les personnalités fortes des personnages (et la fin -déroutante ?- du récit). En tout cas, cela m'a donné envie de continuer à découvrir ses ouvrages, mais aussi de relire Belle du Seigneur.

"She's alive !"

Cela fait une dizaine de jours que je n'ai pas fait de mise à jour ici, mais ça va venir ! C'est juste que je ne vois pas les journées passer et même quand j'ai du temps, j'ai un peu la flemme d'écrire les articles... (Et puis avouons-le, je passe beaucoup de temps à jouer à Plants VS Zombies...) Mais je me suis promis d'en mettre en ligne deux avant dimanche soir, donc je vais m'y tenir (surtout maintenant que je l'ai écrit ici) !

Pour compenser, voici un gif que j'avais fait avec deux photos de deux de mes chats (oui, je sais, ça ne compense rien parce que ça n'a absolument rien à voir, mais bon, quand même !) :

Inapte à dormir seule, Anna Cabana (2010)

"Une jeune femme au bord du mariage comme d’autres le sont au bord de la crise de nerfs. Une jeune femme qui attend son promis dans une voiture aux vitres fumées, homme plus âgé qu’elle et père de famille, un chrétien, un bon français, un homme solide, quand elle est juive, émotive, emphatique, lyrique, désaxée, et surtout, qu’elle refuse de grandir parce que ses parents mal divorcés sont eux-mêmes des enfants… irresponsables. Une jeune femme de blanc vêtue, ravissante mais balbutiante, offerte mais interdite, cherchant un rabbin à l’esprit ouvert pour marier une rebelle et un catholique. Une jeune femme et ses souvenirs, ses névroses, les accidents de la vie, les amants quittés, les os fracassés, et en prime, l’ombre tutélaire de Marguerite Duras et d’Albert Cohen. Un mariage et un enterrement. Anna Cabana se révèle une romancière née, à fleur de peau, entre comédie émouvante et psycho-drame familial, clan recomposé et mémoires en miettes."

J'ai découvert ce livre complètement par hasard : il m'est passé entre les mains et le titre m'a intriguée donc après avoir jeté un coup d'oeil à la quatrième de couverture, je me suis décidée à le lire.

L'histoire est donc celle d'Eva, au présent et au passé. Au présent parce que l'histoire commence lors du mariage d'Eva, alors qu'elle est encore dans la voiture à attendre que cela commence, et ce moment est entrecoupé des souvenirs d'Eva : ses peurs, ses amants, ses parents, ses beaux-parents, ses beaux-enfants, sont futur époux, ses blessures, etc. Ce sont les rapports entre les gens qui sont surtout décrit : les parents et les enfants, les conséquences des divorce et remariage, l'amour.

J'ai beaucoup aimé ce livre, cela a vraiment été un bonne surprise : le récit est captivant et très bien écrit. Il n'y a pas d'action ou d'intrigue à proprement dit, il s'agit "simplement" d'une vie, des souvenirs et des ressentis qui y sont liés, des retours sur des rapport familiaux et les mariage et divorce de ses parents juste avant son propre mariage. Bref, j'ai bien apprécié ce livre et je le conseille parce qu'il est agréable lire.

Love & pop, Ryû Murakami (2009)

"Love & Pop traite d’une forme de prostitution propre au Japon : par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir la topaze aperçue dans la vitrine d’un bijoutier, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu…"

J'ai lu ce livre parce que j'avais déjà lu pas mal d'articles et avis divers sur Ryû Murakami et que je connais également quelques ouvrages de lui que j'avais plutôt bien aimés (Ecstasy, Parasites et Miso soup), donc j'ai voulu continuer à explorer la bibliographie de cet auteur.

L'histoire se déroule dans le Japon des années 1990 où nous suivons une adolescente, Hiromi, et ses trois amies pendant les grandes vacances. Elles préparent justement ces vacances et pour cela décident d'aller faire les magasins pour acheter des maillots de bain. En faisant les boutiques, Hiromi voit une bague qui lui plaît énormément mais qu'elle ne peut pas s'offrir. Elle va alors avoir recours à des messageries qui permettent de prendre contact avec des hommes, essentiellement dans un but de prostitution.

L'écriture du récit ses rapproche assez du flux de conscience dans la mesure où narration, dialogues, messages divers, bruits de fond s'enchaînent et se mêlent sans forcément beaucoup de ponctuation pour le signaler ; l'environnement et les pensées des personnages sont retranscrites au fur et à mesure.

J'ai bien aimé ce livre parce qu'il est plutôt dense : l'intrigue ne se déroule que sur une journée et nous suivons donc l'héroïne à chaque moment, réfléchissons avec elle, écoutons les annonces de messageries vocales avec elle, on suit ses raisonnement, ses envies, ses peurs, etc. Contacter des hommes inconnus lui fait peur, mais pas tant que cela puisqu'apparemment il s'agit d'une pratique relativement répandue, avec ses codes, ses lieux de rendez-vous, etc, et même les amies d'Hiromi y ont recours afin de pouvoir se payer les produits de marque dont elles ont envie.

En réalité, je ne sais pas grand chose de ce phénomène de prostitution chez les adolescentes japonaises, mais il semble apparemment que ce soit un réel phénomène de société, qu'il n'y a pas qu'une minorité à être concerné, et l'auteur en parle d'ailleurs à la fin dans un bref chapitre.

Cookies chewy

Pour une fois, je ne vais pas parler de livre, mais de cuisine. On ne peut pas dire que ce soit ma passion, par contre, j'ai le bec sucré et donc un faible pour les desserts. J'ai donc testé une une recette de cookies dits chewy, c'est-à-dire molleux.

Voici donc la recette avec laquelle j'ai fait une vingtaine de cookies.

Ingrédients
280g farine
100g sucre blanc
100g sucre roux
1/2 sachet de levure
1 cuillère à café d'extrait de vanille
125g de beurre fondu
1 œuf
150g de chocolat pâtissier coupé en petits morceaux (mais vous pouvez aussi mettre des noix, des M&M's, etc)

Les petites boules de pâte à cookies venant d'être mises au four.
1/ Préchauffez le four à 165°C
2/ Dans un saladier mélangez les ingrédients secs, à savoir la farine, le sucre blanc, le sucre roux et la levure.
3/ Dans un bol battre l’œuf, ajouter le beurre fondu et l'extrait de vanille puis mélangez le tout.
4/ Ajoutez le mélange d'ingrédients humides dans le saladier des ingrédients secs et bien mélanger de manière à obtenir un pâte homogène.
5/ Ajoutez les morceaux de chocolat au mélange précédent.
6/ Faites de petites boules avec la pâte et les disposez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
7/ Mettez-les au four pendant 10-12 min. 
8/ Laissez refroidir pour que les cookies durcissent. Renouvelez les étapes 6, 7 et 8 jusqu'à ce qu'il ne reste plus de pâte.

Les cookies à la sortie du four.
Au final j'ai bien aimé ces cookies qui sont bel et bien moelleux, mais je les ai trouvé peut-être un peu trop doux, donc la prochaine fois, soit je mettrais moins d'extrait de vanille et/ou du chocolat avec un plus fort pourcentage de cacao.

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