D'acier, Silvia Avallone (2010)

"Il y a la Méditerranée, la lumière, l'île d'Elbe au loin. Mais ce n'est pas un lieu de vacances. C'est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision. De quoi oublier les conditions de travail à l'aciérie, les mères accablées, les pères démissionnaires, le délitement environnant... Anna et Francesca, bientôt quatorze ans, sont les souveraines de ce royaume cabossé. Ensemble, elles jouent de leur éclatante beauté, rêvent d'évasion et parient sur une amitié inconditionnelle pour s'emparer de l'avenir."

Voici un livre sur lequel j'avais à plusieurs reprises lu des avis et des articles (sur le blog d'Amanda Meyre, sur celui d'Yv, mais aussi sur Rue89) et cela avait fini par m'intriguer et m'intéresser aussi, donc quand j'ai aperçu ce livre dans une caisse de nouveautés arrivant en rayons à la bibliothèque, je n'ai pas pu m'empêcher de me l'emprunter.

Le récit se déroule dans une ville industrielle l'Italie, Piombino, à l'été 2001, c'est-à-dire pendant les mois qui suivent l'arrivée de Silvio Berlusconi au poste de président du Conseil, après une campagne pendant laquelle il s'est surtout adressé aux ouvriers, milieu dans lequel se déroule l'histoire. En effet, les personnages du roman évoluent dans une ville dominée par l'Alfo4, la dernière grande cheminée de l'aciérie Lucchini qui emploie la majorité des hommes de la ville. C'est notamment là que travaille le père de Francesca et le frère d'Anna, les deux amies de 13 ans héroïne de ce livre.

Ce deux jeunes filles qui vivent dans la même barre d'immeuble sont, de par leur beauté, le centre d'attraction de bien des regards, mais elles n'y font pas -encore- vraiment attention, elles vivent dans leur amitié exclusive. Chacune a une famille différente : Francesca, la blonde, a un père macho qui travaille à l'aciérie et qui surveille de près sa fille, et qui la maltraite aussi, de même que ce "charmant" homme bat son épouse qui est femme au foyer. Quant à Anna, la brune, elle a un grand frère qui travaille chez Lucchini, une mère travaille également et est engagée politique et syndicalement, ce qui contrebalance le comportement du père qui est escroc et n'hésite pas à s'absenter sans prévenir puis à revenir avec des cadeaux et des mensonges.

Nous suivons donc les deux jeunes filles dans leur amitiés, leurs sorties, leurs espérances, leur quotidien, etc, ce qui nous fait au passage découvrir leur famille, le quartier de barres d'immeubles dans lequel elles vivent, les autres jeunes et moins jeunes, l'importance de l'aciérie dans la ville, la misère, le machisme, mais l'espoir quand même.

J'ai beaucoup aimé ce livre, d'autant plus que je m'attendais à quelque chose d'un peu mièvre à cause de l'amitié de deux adolescentes, mais non, leur relation me semble exacte, pas idéalisé, et le contexte est très réaliste, pas caricatural. Ce livre n'est ni sur l'amitié de deux ados, ni un texte socialo-politique, mais un peu des deux, cela se mêle de manière naturelle, fluide et cohérente, on y trouve la petite et la grande histoire mêlés. En sortant de la lecture, j'ai eu l'impression d'avoir été immergée dans leur cité, sur leurs plages, dans leur quotidien. Et ce qui m'a surprise par la suite, compte tenue de la qualité de ce livre, c'est de découvrir que l'auteure, Silvia Avallone, n'a que 25 ans !

Cosmofobia, Lucía Etxebarria (2007)

"Lavapiés. Un quartier populaire en plein Madrid, mosaïque de cultures et de couleurs. Une rumeur le sillonne, il se contracte ou s'enflamme. En son coeur, un centre associatif, avec ludothèque et garderie. Jeunes et vieux s'y croisent. Téléopératrice fauchée, dealer, éducatrice végétarienne, clandestin, môme hyperactif sont autant de personnages en quête d'identité qui s'aiment, virevoltent, se ratent, sans jamais se mélanger.
Comédie humaine survoltée et tendre à la fois,
Cosmofobia capte l'essence même de notre société métissée et fragmentée."

Au cours des dernières années, j'ai lus plusieurs livres de Lucía Etxebarria, et à chaque fois, j'avais aimé, ce qui en a fait au fil du temps une auteure dont je considère les textes comme des valeurs sûres : je n'ai pas peur d'être déçue, je sais à peu près ce qu'elle vaut à mes yeux, donc quand j'ai croisé Cosmofobia je n'ai pas hésité.

L'histoire est à plusieurs voix, et tous les personnages -très différents- ont pour point commun de vivre dans le même quartier. Chaque chapitre est une voix, un ton, celle d'une histoire, d'un parcours, d'un problème, d'une relation, d'espérance et de rêves. Et comme tous vivent dans le même secteur, on croise parfois dans le récit de l'un un(e)/d'autre(s) personnage(s), qui eux-mêmes parleront d'eux plus tard. C'est vivant, dense, grouillant, disparate mais cohérent, autant que peu l'être la vie d'ailleurs.

J'ai beaucoup aimé ce livre, notamment pour sa densité et sa vivacité, et puis j'adorais voir les recoupements se faire, les liens apparaître entre les personnages ; au fil de la lecture, les pièces se mettent en place, créant non pas une image, mais une mosaïque, celle des voix et des vies des personnages. Le seul petit reproche que j'ai à faire, c'est le nombre de personnage ! Il y en a énormément, ce qui fait que l'on s'y perd parfois un peu (surtout que d'avance, j'ai du mal quand il y a trop de personnages !), mais comme je l'ai lu quasiment d'une traite, j'ai eu la chance de ne pas avoir trop d'interruptions et donc de mieux suivre. Sinon, à la fin du livre il y a un récapitulatif des personnages qui peut être utile (si on s'en aperçoit avant d'avoir terminée sa lecture).

En tout cas, Lucía Etxebarria reste une auteur que j'apprécie, un peu grande gueule, qui parle des gens, de leurs sentiments et de leurs relations de manière franche, et Cosmofobia ne déroge pas à ce style.

Journal d'une dépression, Hideo Azuma (2006)

"Voici le récit méthodique du quotidien d'un auteur de mangas un peu particulier mais très attachant. Tour à tour drôle, caustique ou trivial, Hideo Azuma nous livre ici sa version personnelle du journal intime. Etonnant et instructif !"

Il y a deux mois, j'avais lu Journal d'une disparition de Hideo Azuma (j'en avais parlé là) et comme j'avais bien apprécié, j'avais prévu de lire l'autre journal de cet auteur : Journal d'une dépression. Donc après être resté à traîner sur mon bureau pendant l'été, j'ai fini par le lire !

Il s'agit donc d'un récit autobiographique par le biais d'un journal dessiné. L'auteur nous parle de ses journées : ses repas (en général des pâtes, mais pas toujours faites à base des mêmes céréales), de ses sorties (bibliothèque, librairie), de son suivi médical (le médecin a une station de bus de chez lui), des ses lectures et ce qu'il en pense, mais aussi de son travail, de ses projets, de ses travaux en cours, des échéances, des rencontres avec les éditeurs, et de la sortie de Journal d'une disparition.

J'ai bien aimé ce livre ; certes, les journées son répétitives, mais après tout c'est normal aussi. Et puis même si le rythme est le même, il y a plein de petites choses qui font qu'un jour diffère de la veille : la confiture choisie au petit déjeuner, l'ouvrage que l'on a lu, une découverte musicale, etc, et c'est cela que l'on retrouve dans ce livre. Par contre, étant dépressif, l'auteur ne sort que peu et ne prend pas non plus de plaisir à grand chose, il manque d'enthousiasme et fait souvent les choses parce qu'il le faut (notamment pour le travail).

En tout cas, c'est sincère, détaillé et pas aussi déprimant que ce à quoi je m'attendais, d'autant plus qu'au tout début l'auteur nous conseille de ne pas tout lire d'une traite sous peine de sortir de notre lecture déprimé, et c'est vrai que la répétitivité a quelque que chose d'un petit peu pesant !

Au guet, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 8) (1989)

"Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi.
C’est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers.
Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire – s’il boit, c’est pour oublier les laideurs de la vie – et de ses brillants adjoints. (« Tous pour un ! » )
Et lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps des citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser.
Mais peut-être la collaboration du bibliothécaire de l’Université ne sera-t-elle pas inutile : n’arbore-t-il pas aussi une plaque de la DST (Défense simienne du territoire) ?
"

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu d'ouvrages de Terry Pratchett, mais je ne l'ai pas oublié pour autant et je continue donc ma découverte des Annales du Disque-Monde avec le huitième ouvrage de la série, Au guet !

Retour donc dans la cité d'Ankh-Morpork où nous nous intéressons ici aux voleurs et assassins, par le biais du personnage de Carotte Fondeurenfersson, jeune homme venant d'un honnête recoin bien loin de la mentalité de la grande cité qu'est Ankh-Morpork. Carotte se fait recruter dans la garde de la ville, mais il se trouve qu'il est un peu trop honnête et naïf pour cette ville, et qu'en plus, il va vouloir faire correctement son travail... Surtout que Carotte et ses peu dynamiques collègues vont se retrouver à enquêter sur des corps calcinés menant à un dragons et une étrange confrérie.

J'ai bien aimé ce texte de Pratchett, une fois de plus. Est-ce que c'est parce qu'au fil des lectures on connaît mieux les lieux et personnages décrits ? Est-ce que c'est parce que le contenu s'améliore ? Probablement un peu des deux il me semble. En tout cas, ce texte est très... pratchettien : fantastique, drôle, bien écrit, etc. Bref, cela me motive pour continuer ma reprise des Annales du Disque-Monde !

Harry Potter et les reliques de la mort, Joanne Kathleen Rowling (Harry Potter, tome 7) (2007)

"Cet été-là, Harry atteint ses dix-sept ans, l'âge de la majorité pour un sorcier, et s'apprête à faire face à son destin. Soutenu par Ron et Hermione, Harry se consacre pleinement à la mission confiée par Dumbledore avant de mourir, la chasse aux Horcruxes. Mais le Seigneur des Ténèbres règne désormais en maître absolu. Traqués, en exil, les trois fidèles amis vont connaître une solitude sans précédent, où leur courage, leurs choix et leurs sacrifices seront déterminants dans la lutte contre les forces du mal. Leur quête croisera celle des Reliques de la Mort, et fera surgir du passé des révélations capitales et parfois douloureuses. Ces épreuves conduiront Harry, sans détour, vers sa destinée, l'affrontement final avec Lord Voldemort."

Voici donc le dernier tome de la saga Harry Potter. Et là encore le récit débute pendant l'été, mais cette fois-ci, pas de rentrée à Poudlard, le contexte ne s'y prête pas du tout : Voldemort est en train d'infiltrer le ministère, les Mangemorts ne sont plus emprisonnés et les Détraqueurs se baladent au-dessus de la Grande-Bretagne,..., bref, nous sommes dans un contexte de guerre chez les sorciers, et cela provoque aussi des problèmes dans le monde des Moldus. C'est sur fond de tout cela que Harry Potter continue la recherche d'objets, les Horcruxes, entamée avec Dumbledore.

Ce livre est différent des autres : il ne s'agit pas d'un récit se déroulant pendant l'année scolaire à Poudlard -puisque nos héros n'y vont pas cette année-là- mais d'une quête, ce qui signifie beaucoup d'incertitude et d'attente, c'est un rythme différent ; malgré cela, je n'ai pas trouvé que certains passages étaient trop longs. Par contre, les évènements paraissent plus invraisemblables que jamais, il y a un peu trop de "comme par hasard" et de chance pour nos héros. Cependant, un aspect que j'ai beaucoup apprécié, c'est de découvrir le passé de certains personnages, l'histoire des sorciers et l’approfondissement de certaines choses qui avaient été simplement mentionnées auparavant.

J'ai beaucoup aimé ce tome qui clôt de manière cohérente la saga, et j'ai eu un peu de regret à fermer le livre parce qu'on s'attache quand même aux lieux et aux personnages, on a envie de que ça continue. Et la fin de ce septième tome est d'ailleurs légèrement frustrante, on aimerait en savoir plus sur tout ce qui s'est passé pour chacun. Mais je garde malgré tout une très bonne opinion de ce dernier tome, preuve en est le peu de temps que j'ai mis à le lire et surtout le fait que j'avais les plus grandes difficultés à m'arrêter tant j'étais captivée (ce qui m'a amenée à lire en douce pendant mon temps de travail dès que j'avais quelques minutes seule dans la salle de travail !).

Et pour faire un bilan de toute la saga, je dirais que je comprends tout à fait l'engouement qu'il y a eu autour de ses livres : chaque histoire est captivante et l'ensemble est tout à fait cohérent, il y a de la petite et de la grande histoire, des personnages bien construits et nuancés voire ambigus (=il n'y a pas que des gentils ou des méchants), énormément de détails et de trouvailles, de l'humour, de l'aventure, des quêtes, des personnages que l'on suit pendant plusieurs années, une évolution du contenu des livres (qui deviennent de plus en plus consistants, denses et complets), etc. Je ne regrette vraiment pas d'avoir enfin fait ces lectures !

Je m'en vais, Jean Echenoz (1999)

"Félix Ferrer, séducteur quinquagénaire au système cardiaque peu brillant et propriétaire d'une galerie d'art moderne sur le déclin, s'en va. Il quitte sa femme pour en rejoindre une autre. Il abandonne Paris six mois plus tard et embarque à bord d'un bateau pour une expédition dans le Grand Nord canadien, à la recherche d'objets d'art inuit, enfouis dans une épave échouée sur la banquise. En effet, sur les conseils en investissement de son informateur et assistant Delahaye, Ferrer se décide à aborder l'art ethnique, plus à la mode que la peinture moderne. Il rentre à Paris avec son trésor inuit qui vaut une petite fortune. Quelques jours après son retour, les antiquités disparaissent mystérieusement... Ferrer, de nouveau victime d'alertes cardiaques, se réveille un jour à l'hôpital. Son regard se pose sur une belle jeune femme. Cette fois-ci, de façon surprenante, elle ne l'attire pas..."

Voici un livre que j'ai lu par hasard : alors que je jetais un coup d'oeil sur le chariot où étaient rangés des romans que des usagers venaient de rendre, j'ai vu ce livre et comme Jean Echenoz est un auteur dont j'ai à plusieurs reprises croisé le nom, j'ai envie de continuer à découvrir ses textes (j'avais déjà lu Le piano).

Le principal personnage est Félix Ferrer, propriétaire d'une galerie d'art à Paris. Au début du récit, il quitte son épouse -le divorce aura lieu un peu plus tard- pour aller vivre chez sa maîtresse. Celle-ci le met dehors un peu plus tard, et son assistant décède, alors il décide de partir pour le Grand Nord à la recherche d'une cargaison d'objets d'arts inuits sur la piste desquels l'avait mis feu son assistant. Nous suivons donc le voyage aller et retour de Ferrer, et en parallèle nous avons aussi une autre intrigue, celle avec Baumgartner, un homme en apparence respectable mais qui a l'air de faire de drôles de trafics.

J'ai bien aimé ce texte, non seulement il est bien écrit, mais il a également quelque chose de complet, de clos : la trame se déroule sur une année, tout semble cyclique, les intrigues se retrouvent, c'est cohérent, bien mené. Et cela est accentué par le fait que les premiers mots du texte sont aussi les derniers, à savoir "je m'en vais".

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, Joanne Kathleen Rowling (Harry Potter, tome 6) (2005)

"Harry, Ron et Hermione entrent en sixième année à Poudlard où ils vont vivre leur dernière année avant la majorité qui est fixée, chez les sorciers, à l’âge de dix-sept ans. Des événements particulièrement marquants vont contribuer à faire passer Harry du statut d’adolescent à celui d’homme. Ce tome, sur fond de guerre contre un Voldemort plus puissant que jamais, se révèle plus sombre que les précédents. Secrets, alliances et trahisons conduisent aux événements les plus dramatiques qu’Harry ait eu à affronter. Mais, en dépit de ces épisodes tragiques, il émane du texte un sentiment général d’allégresse et de joie de vivre dû à l’humour, aux preuves d’amitié, aux scènes romantiques, à de nouvelles trouvailles poétiques de J. K. Rowling, mais surtout à la sérénité retrouvée de Harry qui reprend confiance en lui. Ce dernier se plonge également dans les souvenirs d’enfance de Voldemort. Il va ainsi mieux comprendre la personnalité de son adversaire car même cet être monstrueux possède une part d’humanité. Le sens des responsabilités et du sacrifice revêtent, ici encore, une dimension particulièrement importante."

Voici donc le sixième et avant-dernier tome de la saga. Dans celui-ci, pas de combat direct avec Voldemort : en effet, celui-ci ayant repris des forces, il se charge plutôt de stratégie et envoie ses fidèles Mangemorts faire le travail. Les intrigues sont multiples dans ce récit. D'abord, il y a le contexte général qui est plutôt sombre ; le ministère ayant enfin admis publiquement le retour de Voldemort, la population doit désormais se prémunir contre d'éventuelles attaques. De plus, à Poudlard, nous avons encore l'arrivée d'un nouvel enseignant, mais pas au poste où l'on s'attendait. Nous avons aussi Malefoy, dont le père a été envoyé dans la prison d'Azkaban, qui semble préparer un mauvais coup, mais seul Harry Potter s'en rend compte et personne ne le croit quand il rapporte les scènes et propos dont il est témoin. Par ailleurs, notre héros se met à recevoir des cours particulier de la part du directeur Dumbledore, "cours" portant sur le passé de Voldemort, ce qui amène à des suppositions et découvertes qui aboutissent à une quête d'objets magiques. Et dans les matières habituelles, Harry se met soudainement à briller dans le cours de potions grâce à un livre richement annoté. Et en plus de tout cela, ce sixième tome développe les histoires d'amour : en effet, nos personnages principaux ont désormais 16 ans et ont donc les hormones en ébullition.

Bref, le programme est chargé, et c'est peu de le dire ! Je dois dire que j'ai bien apprécié la lecture de ce tome : il y a tellement de choses qui ont été dites que désormais l'histoire est dense, mais malgré cela, elle n'est pas incohérente, et c'est assez remarquable ; tout reste clair et logique, en accord avec ce que l'on a appris auparavant. De plus, on commence à bien connaître les personnages, et c'est assez agréable de voir comment ils évoluent en grandissant. Par contre, le personnage d'Harry Potter m'irrite toujours autant à propos du fait qu'il est toujours le seul témoin d'évènements et que personne ne le croit quand il les rapporte (là-dessus, je me demande pourquoi il ne propose pas de mettre ses souvenirs de la scène qui illustre ses propos dans la Pensine afin que ses interlocuteurs puissent vérifier par eux-mêmes). Et je trouve également l'aspect neuf des sentiments amoureux un peu bancal, caricatural, exagéré, peu subtil et mal amené, trop soudain.

Outre ces quelques points qui m'ont déplus, j'ai une fois de plus été captivée par le récit. Je suis maintenant impatiente de me lancer dans le septième tome, mais en même temps réticente parce qu'il s'agit du dernier et qu'au fil des livres, on finit par s'attacher aux lieux et aux personnages.

L'importance d'être constant, Oscar Wilde (1895)

"The Importance of Being Earnest est certainement la plus connue, et la plus populaire des pièces d'Oscar Wilde. C'est un classique, joué aussi bien en Angleterre qu'à l'étranger. Wilde y manie à plaisir tous les ressorts de l'intrigue comique pour construire un étourdissant quiproquo. Il fait naître, par la magie du langage, de superbes personnages - telle la redoutable Tante Augusta - qui avec un cynisme naïf, ou une naïveté cynique, prennent à contre-pied les principes les mieux établis, pour mieux se moquer des turpitudes banales du "beau monde". On découvre avec cette comédie, ce festival de mots d'auteurs, l'un des chefs-d'œuvre de la littérature et de l'humour anglais."

Voici une petite -par la longueur, mais pas par la qualité !- pièce de théâtre très bien écrite. Comme j'ai déjà dû le dire, je ne suis pas une adepte du théâtre, que ce soit à lire ou à regarder & écouter, mais l'autre jour, alors que j'étais allé chercher Salomé, d'Oscar Wilde également (j'en parle ici), dans les rayons de la bibliothèque, j'ai vu L'importance d'être constant juste à côté et comme c'est une pièce célèbre, je me suis dit que la lire ne me ferait pas de mal, voire contribuerait à ma culture. Et puis c'est Oscar Wilde, donc j'ai confiance.

Cette pièce est une comédie à l'humour aiguisé, j'avoue que c'est assez jubilatoire. Tout commence avec deux amis gentlemen, s'y greffent de fausses identités, des quiproquos, des jeux de mots, des piques, des mariages, un passé inconnu, etc, le tout sur fond de critique de la superficialité de la bourgeoisie, qui est tournée en ridicule ! Bref, on y trouve les ressorts habituels de la comédie, mais écrit par Oscar Wilde, cela donne une excellente pièce qui ne paraît nullement désuète ou obsolète. C'est vraiment un texte très drôle que je conseille de lire !

Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Joanne Kathleen Rowling (Harry Potter, tome 5) (2003)

"À quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars... Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir. La résistance s'organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..."

Voici le cinquième tome de la saga Harry Potter, le dernier que j'ai déjà lu, après, je me lancerai dans l'inconnu !

A la fin du tome 4, nous avions quitté Harry en fin d'année scolaire alors qu'il venait de voir Voldemort reprendre une forme corporelle, ce qui le rendait donc indépendant et puissant. Nous reprenons donc l'histoire à ce moment, pendant les grandes vacances d'été, alors que Harry et ses proches, en minorité, tentent de propager la nouvelle du retour du Voldemort, tandis que le ministère de la Magie, mené par Cornélius Fudge, essaie au contraire de décrédibiliser leur version et de faire passer Harry Potter pour une ado perturbé et Dumbledore -le principal soutien de Harry- pour un vieillard sénile. Mais heureusement, il y a des gens à croire au retour de Voldemort et à agir en conséquence, en l'occurence par l'organisation d'une société secrète : l'Ordre du Phénix.

A côté de cela, Harry Potter et ses amis font tout de même leur rentrée à Poudlard, mais dans une ambiance particulière : non seulement cette cinquième année d'étude est celle du passage des BUSE (Brevet Universel de Sorcellerie Élémentaire) mais en plus le ministère tente de mettre son nez dans les affaires de l'école et, surtout, de son directeur, Dumbledore, et cela par la personne de Dolorès Ombrage. Notons également l'évasion de 10 Mangemorts de la prison d'Azkaban qui laisse présager que les Détraqueurs gardiens de la prison ont choisi leur camp... Bref, l'année s'annonce très chargée pour nos héros.

J'ai bien aimé ce tome : le récit est nettement plus consistant que les premiers tomes, et plus sombre aussi, ce que laissait présager la fin du tome 4. En plus de cela, les personnages secondaires deviennent plus présent et plus consistant aussi, de même que l'on apprend un peu sur les liens entre différents personnages. A un moment, j'étais quand même presque perdue parce qu'il y avait légèrement trop de personnages et que je m'emmêlais un peu, mais cela ne m'a pas été d'un grand désagrément pour autant. Donc globalement, j'ai trouvé ce cinquième tome très captivant et agréable à lire ; et je suis maintenant impatiente de me lancer dans la lecture du tome 6 afin de savoir ce qu'il va bien pouvoir se passer...

Bijou & anecdote


Je voulais partager avec vous le très pertinent collier que m'a offert une amie, à savoir le collier ci-dessus qui, outre son adéquation avec mon emploi, ma passion et ma principale activité hors du travail (oui, tout ça !), est contenu dans une mignonne petite boîte sur le couvercle de laquelle il y a une citation qui parle de thé et de livres, deux choses que j'apprécie ! (Encore merci MN !)

Sinon, je voulais aussi faire part d'une anecdote : une dame a appelé à la bibliothèque parce qu'elle voulait savoir si on avait les livres qu'elle cherchait en rayon, et donc, elle m'a demandé si on avait un guide sur la Dordogne, celui qui a du vert sur la couverture. Hum hum, et heu, le titre, la collection, l'éditeur ou l'auteur, ça ne serait pas un indice un peu plus précis ?

Harry Potter et la coupe de feu, Joanne Kathleen Rowling (Harry Potter, tome 4) (2000)

"Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. À quatorze ans, il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du Monde de Quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l'attend à son arrivée : la tenue à Poudlard d'un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur entrée... Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter."

Voici donc logiquement le quatrième tome de la saga Harry Potter : à la fin du troisième, nous avions quitté Harry qui rentrait chez son oncle et sa tante, les Dursley, alors que son ami Ron lui disait qu'ils se verraient sûrement ors de la coupe du monde de Quidditch, le sport des sorciers. Et c'est donc chez les Dursley que le tome dont il est question débute, alors que les Weasley viennent récupérer Harry pour aller assister à la finale de la coupe du monde. Tout commence bien, l'ambiance est effervescente et les esprits sont à la fête, jusqu'à ce que les choses dégénèrent pendant la nuit qui suit la finale : en effet, des Mangemorts, les partisans de Voldemort, se manifestent et attaquent des Moldus (non-sorciers) et des sorciers qui ne sont pas de "sang pur" et la marque des ténèbres apparaît dans le ciel, ce qui est un très mauvais signe.

La quatrième rentrée de Harry à Poudlard se fait donc dans un contexte tendu, mais cela est quelque peu occulté parce que cette année a lieu au collège un tournoi de magie qui est une occasion de rencontrer des élèves sorciers venant d'autres pays. Sauf que même si cela est comme une fête, des évènements étranges ont lieu et qui ne sont pas forcément de bons présages... D'ailleurs, le livre se clôture sur le renforcement de Voldemort qui a désormais un corps et qui peu donc à nouveau faire usage de la magie et donc réunir ses troupes ; bref, l'horizon se noircit.

J'ai bien aimé ce livre, l'histoire est une fois de plus très bien ficelée et très consistante également puisqu'elle s'ajoute à tout ce qui a été raconté dans les livres précédents. J'ai certes été un peu agaçée par le personnage de Harry Potter qui n'est jamais pénalisé ou presque lorsqu'il ne respecte pas les règles et qui est toujours celui à qui tout arrive et que personne ne croit, etc. Mais bon, comme il y a beaucoup d'autres personnages et que l'intrigue se densifie aussi, on peut se concentrer sur autre chose. En tout cas, ce tome est manifestement un tome pivot dans la saga : c'est celui où Voldemort est à nouveau opérationnel et on sent bien que les livres suivant vont être nettement plus sombres.

Je suis donc impatiente de continuer ma lecture, parce que jusque là, j'étais en terrain connu (j'avais déjà lu au moins deux fois les tomes 1 à 4) alors que je n'ai lu qu'une seule fois le tome 5 et jamais les deux derniers.

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