Mécomptes de fées, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 12) (1991)

"Une mission de tout repos pour trois sorcières de haut vol (Air Balai) : empêcher les épousailles d’une servante et d’un prince. Pas de quoi impressionner Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg et Magrat Goussedail. Oui, mais :
1. Ça se passe à l’étranger (beurk !), dans la cité lointaine de Genua.
2. Que faire d’une baguette magique de seconde main qui ne sait que transformer les choses en citrouille ?
3. Comment s’opposer au pouvoir irrésistible des contes s’ils sont manipulés par la redoutable « bonne fée » Lilith ? N’est-ce pas le merveilleux destin d’une servante que d’épouser le prince ? Comme celui des mères-grands de se faire dévorer par le loup ?
Tel n’est pourtant pas l’avis de madame Gogol, la sorcière vaudou des marais de Genua.
«
enco an piti zassiette di gombo, ma chè ? »"

On continue dans les Annales du Disque-Monde avec le douzième ouvrage de la série dans lequel nous retrouvons des personnes déjà vus, à savoir Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg et Magrat Goussedail, sorcières de leur état. Dans ce récit, la dernière nommée va se retrouver à hériter d'une baguette et d'une mission de marraine fée, sauf qu'elle ne doit pas aider de jeune fille à épouser le prince, mais au contraire, à tout faire pour éviter ce mariage. Pour cela, les trois sorcières vont parcourir quelques milliers de kilomètres, découvrir les joies du tourisme et des situations déjà-vues dans les contes.

J'ai beaucoup aimé ce livre, tout comme les deux précédents : l'histoire et l'écriture sont denses, consistants mais fluides. J'ai trouvé intéressant le fait d'utiliser les contes, surtout que ce sont des références communes à tous, et j'ai trouvé drôle le thème du tourisme avec tous les préjugés et lieux communs des voyages. Ce livre -et les quelques uns qui le précèdent- me remotive un peu dans ma lecture des Annales du Disque-Monde, parce que même si c'est agréable à lire, j'avoue que je commençais à m'ennuyer un tout petit peu.

Beauté : Désirs exaucés (tome 1), Kerascoët & Hubert (2011)

"Présent inestimable ou cadeau empoisonné, son incroyable beauté va-t-elle faire de Morue une princesse adulée ?"

Voici une bande-dessinée découverte dans un petit fascicule proposé par la librairie spécialisée BD de ma ville et sur laquelle je suis en plus tombé hier en rangeant des nouveautés BD. J'avais envie de la lire non seulement parce que l'histoire avait l'air bien, mais aussi parce que l'on trouve parmi les auteurs Kerascoët, deux auteurs déjà derrière Jolies ténèbres (article ici), une bande-dessinée que j'avais beaucoup aimé.

L'histoire est celle de Morue, jeune fille laide qui sent le poisson et qui vit comme servante avec sa mère chez sa marraine depuis le décès de son père. Tout le monde se moque d'elle à cause de son apparence et de son odeur, elle est toujours exclue de tout et évidemment aucun garçon ne s'intéresse à elle. Puis, un jour alors qu'elle va pleurer son malheur dans la forêt, elle libère une fée qui lui autorise un voeu pour la récompenser : Morue choisit la beauté. La fée ne peut pas lui accorder ce voeu, par contre, elle peut faire que tout le monde voit en Morue l'incarnation de la beauté bien qu'elle garde la même apparence. A partir de là, la vie de Morue va changer, de même que celle de tout ceux qu'elle va croiser.

J'ai beaucoup aimé ce livre : l'histoire est très prometteuse et le dessin agréable. C'est une sorte de conte, mais avec un petit côté cruel, pas du tout mièvre et tout-rose-tout-paillettes, tout à fait le genre de chose que j'apprécie. Je suis impatiente de lire la suite, surtout que la fin de ce tome laisse présager de l'action !

L'épreuve de soi, sous la direction de Claire Marin (2003)

"L'actuel regain d'intérêt pour la philosophie témoigne de l'attente la plus légitime qui soit, eu égard aux prétentions traditionnelles et à l'aura de cette discipline, mais également la plus difficile à satisfaire : qu'elle mène celui qui épouse ses chemins à une véritable réappropriation de sa propre existence, à une recréation personnelle. Impossible ici de se satisfaire d'un horizon de consolations aimables et de recettes de prospérité, non plus que de vertiges théorisants ou d'érudition monomaniaque. Face à un monde qui semble avoir d'avance consumé nos élans et consommé nos révoltes, les postures et commodités ne sont plus de mise. Un retour d'authenticité s'impose à l'engagement philosophique lui-même. En fait, la mise à l'épreuve de soi est passage obligé, dès lors que de mort de Dieu en chute des idoles de remplacement, nul ne peut plus prétendre faire surgir la valeur irréductible de l'humain d'ailleurs que de l'homme... D'où la pertinence et l'attrait de l'exploration, ici proposée, des voies traditionnelles et ressorts nouveaux d'une maïeutique propre à faire naître l'homme à lui-même, à travers la mise à nu et le retrait de tous les masques que nous imposent la vie en société et le respect de ses codes. Poussant au déracinement du moi comme à une étape nécessaire au dévoilement de notre vérité, les auteurs de cet essai s'inscrivent dans la lointaine filiation de ces philosophes de l'Antiquité (Stoïciens, Cyniques) qui vivaient leur philosophie comme un travail sur soi, voire une ascèse, et dans le prolongement de tout ce pan de la pensée contemporaine qui, avec Foucault notamment, s'est employé à armer la philosophie d'un pouvoir maximal de transformation croisée de celui qui s'y adonne et du social qui l'environne."

Voici un livre que j'ai choisi dans le cadre de cette démarche et grâce à sa cote Dewey ! En fait, je cherchais un ou des livre(s) de philosophie ayant pour thème l'identité, donc j'ai cherché dans la bible qu'est Le guide de classification décimal de Dewey (cette chose), une fois l'indice trouvé, j'ai été voir en rayon ce qu'il y avait correspondant à l'indice 126 et j'ai trouve le livre qui est le thème du présent article. (Et j'ai eu la surprise de découvrir parmi les auteurs le professeur de philosophie que j'ai eu en Terminale !)

Donc, que dire ? Parlant le plus souvent de roman, je ne suis pas à l'aise pour parler d'un essai de philosophie, pourtant celui-ci est -à mes yeux- accessible, même si certains passages m'ont été laborieux. Le sujet est donc le Soi, l'identité, devenir et être Soi. Tout cela est traité à travers la définition du Soi, du travail à effectuer pour l'atteindre (mais on ne l'atteint jamais puisque c'est dans la quête que nous nous réalisons), de la vie en société, de l'influence d'autrui sur soi et réciproquement, de l'écriture et de l'amitié dans notre construction mais aussi dans le souvenir que l'on laisse. Est traité aussi la place du corps dans la construction de l'identité, notamment à travers les rites initiatiques, les peintures corporelles et les tatouages. Puis, le livre se termine sur la place de la philosophie et du philosophe, son rôle pour donner aux gens les outils de réflexion nécessaire non seulement à la construction de l'identité, mais d'un regard critique.

C'est un livre que j'ai trouvé intéressant car il utilise beaucoup d'exemples concrets et, je l'ai déjà dit, il est relativement accessible. Par contre, il y avait des références que je ne possède pas, notamment sur des concepts, les théories des grands noms de la philosophie, les grands mouvements de pensée, etc, donc je me suis parfois sentie un peu perdue malgré les développements et explications. Quoiqu'il en soi, ce livre ne donne pas de réponse (y en a-t-il ?), mais donne des pistes à suivre pour se construire et être soi en société.

Télécharger légalement en bibliothèque

(Photo personnelle)
Suite à la fermeture du site de téléchargement Megaupload, voici un excellent article sur une manière simple de récupérer de la musique et des films en bibliothèque, de manière légale et sans même avoir de carte de bibliothèque : Un MegaUpload de perdu ? Des centaines de bibliothèques à trouver

Il s'agit d'une méthode que j'utilisais déjà, encore que je n'ai jamais gravé de DVD, mais je ne me suis cependant pas privée d'extraire le contenu de CD que j'avais empruntés, puis de les garder ensuite sur mon ordinateur (mais je n'ai jamais diffusés ces contenus, il s'agit d'un usage personnel).

Quoiqu'il en soit, la récupération de films et musique est un moyen comme un autre d'attirer des usagers en bibliothèque !

Un amour de marmelade, Olivier Supiot (2011)

"Lutétia est une mégalopole monstrueuse où vit le professeur Louys Cazaviel. Suite a une agression dans son laboratoire, sa vie bascule : sa femme est enlevée et il est accusé de son propre assassinat, alors qu'il est visiblement toujours en vie ! De plus, son corps a subi une mutation qui l'a transformé en une gélatine verdâtre, matière déformable à souhait issue de ses investigations scientifiques : le mélakron. Après une période difficile, le professeur Cazaviel essaye de dompter cette nouvelle enveloppe… Il va réapprendre à vivre et surtout il va devenir Mr Marmelade ! Marmelade croisera sur son chemin un journaliste mythomane, une femme passe-muraille , une « gueule cassée », un policier intègre... autant de clefs pour retrouver sa femme, sa dignité et enfin la vérité !"

Un amour de marmelade est une bande-dessinée que j'ai découverte par hasard, et c'est le graphisme de la couverture puis le titre qui 'mont intriguée. Comme ça avait l'air bien, je me suis empressée de la lire.

Le héros de cette histoire est Marmelade, un être humanoïde vert qui vit caché dans les sous-sols de Lutécia, c'est-à-dire Paris après la guerre des trois couleurs. Marmelade dit être le professeur Cazaviel, porté disparu, mais sa nouvelle et étrange apparence serait dûe à un contact avec un nouveau produit chimique lors de l'enlèvement de sa femme. Accusé de meurtre, il doit se caché, mais il est malgré tout retrouvé par l'un de ses étudiantes, Blanche Noyant, qui est doté de la capacité à traverser n'importe quelle matière.

J'ai bien aimé l'histoire, mais je l'ai trouvée frustrante dans la mesure où il y aurait tellement de choses que j'aurais aimé voir développée : la traque, l'intrigue policière, la Cagoule, Blanche Noyant, la guerre des trois couleurs, etc. L'essentiel est dans le livre, mais justement, il n'y a que l'essentiel, comme si on ne faisait que flotter alors que j'avais envie d'être immergée dedans ! Quant au dessin, j'ai beaucoup aimé : c'est fluide, un peu aquarellé, mais avec des couleurs denses (vert émeraude, rouge, orange), des clins d'oeils à de grands tableaux de l'histoire de l'art et une pointe de steampunk dans l'univers apocalyptique et mécanique dans lequel se déroule l'histoire. Donc au final, oui, c'est bien, mais je suis quand même resté un tout petit peu sur ma faim après ma lecture.

Du temps qu'on existait, Marien Defalvard (2011)

"Cela commence par un enterrement. Cela finit par un enterrement. Entre les deux, le mort raconte sa vie. Et quel enchantement !
Des années 1970 à nos jours, toute son entreprise va précisément consister à esquiver la vie et ses contraintes. Et ce jeune, puis moins jeune, puis vieux fils de famille va de maison en maison, de campagne en ville, et d'une ville dans une autre ville, véritable gitan de luxe qui promènera à travers la France sa grande intelligence offusquée par la vulgarité des temps
."

Ce livre a été présent dans l'actualité de la rentrée littéraire 2011 puisqu'il s'agit du premier roman d'un jeune homme de 19 ans, roman qui a en plus reçu le prix de Flore -rien que ça. J'hésitais à le lire, il y avait du pour (langage travaillé, ambiance désuète, un peu "distancée" des faits, etc) et du contre (prétentieux, la tête de l'auteur ne me renvient pas), mais j'ai eu l'occasion de l'emprunter à la bibliothèque donc autant en profiter pour me faire une opinion.

Dans ce récit, le narrateur nous raconte sa vie, des années 1960 aux 2000 à travers des paysages, des souvenirs, des lieux, des atmosphères et des couleurs. Son enfance dans une grande famille bourgeoise sur le déclin et amenée à vendre son manoir puis ses années passées dans différentes villes de France : c'est ainsi que nous découvrons à travers les yeux du narrateur les communes de Coucy, Saclay, Sacierges, Paris, Bouloire, Brest, Lyon, Tours et Orléans, ainsi que leurs alentours et les routes entres elles et les souvenirs qui y sont liés.

J'ai plutôt apprécié ce roman, mais je l'ai également trouvé incomplet. Le langage est dense, riche, mais par moment je me perdais un peu et ne savais plus de quoi/qui il était question. De même il s'agit d'un roman de descriptions plus que d'actions, ce qui m'a paru pesant par moments. Certes, il y a une ambiance surannée que j'ai appréciée : on survol les époques plus qu'on les traverse, les villes ont quelque que chose d'intemporel car figée dans les souvenirs et la vie intérieur du narrateur, mais il manque un but, je n'ai pas saisi où l'auteur voulait en venir, ce qu'il fallait retenir de ce texte. Donc ce n'est pas une lecture qui me paraît essentielle, peut-être que si Marien Defalvard publie un autre livre je le lirais pour voir s'il est plus abouti, mais celui-ci ne l'est pas assez à mon goût.

Quelques livres sur l'identité

(Photo personnelle)
Dans les semaines à venir, je vais me lancer dans des lectures d'essais ayants pour thème l'identité. Il ne s'agira pas d'ouvrages de développement personnel ni même de coaching, mon objectif est d'apprendre ce qui construit ce que nous sommes, comment évoluer, qu'est-ce qui fait que l'on se sent épanoui, etc.

Pour cela, j'ai fait une recherche de livres susceptibles de m'intéresser, et j'en parlerai donc ici prochainement. Les ouvrages en question sont :
- L'épreuve de soi, dirigé par Claire Marin,
- Plotin ou la simplicité du regard, de Pierre Hadot,
- L'invention de soi : une théorie de l'identité, de Jean-Claude Kaufmann,
- Quand Je est un autre : pourquoi et comment ça change en nous, de Jean-Claude Kaufmann.

Si j'avertis de ces prochaines lectures, c'est pour mettre en avant le fait qu'il y a une cohérence, qu'il s'agit d'une démarche personnelle que je réalise sur un thème et des questionnements, et pas d'ouvrages lus au gré du hasard ou dans un cadre obligatoire.

3", Marc-Antoine Mathieu (2011)

"3 secondes, le temps pour la lumière de parcourir 900 000 kilomètres, le temps d'un coup de feu, d'une larme, d'un SMS, d'une explosion... Observer les détails, enquêter d'une scène à l'autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaires, crimes, complot... À chacun de se faire sa propre idée. Bonne investigation."

Voici un livre dont j'avais à plusieurs reprises croisé le titre, toujours accolé à une très bonne évaluation, mais pour lequel je n'avais finalement lu aucun avis, ni aucun résumé. Et cette semaine, en rangeant les bande-dessinées, je me suis retrouvé avec ce livre entre les mains, donc autant en profiter pour découvrir si elle mérite les bonnes notes qu'elle a reçue, et surtout de savoir ce qui se cache derrière cette couverture mystérieuse.

3 secondes, c'est la durée de l'histoire muette qui est racontée dans ce livre. Le narrateur, ou plutôt, le point de vue, est celui de la lumière, lumière que nous suivons sur 900 000 km et qui nous fait voir 3 secondes de vie sur Terre et un peu dans l'univers. Sur Terre, de reflets en reflets, nous découvrons une tentative d'assassinat, un scandale dans le milieu du football, des trahisons, des paris truqués, un avion qui passe au-dessus d'un stade, etc.

La forme est hachée, saccadée, tout en noir et blanc, cela donne un résultat plutôt oppressant. Mais ce livre a également quelque chose de fascinant : rien que le concept -suivre un rayon de lumière pendant 3 secondes- est très original et le traitement est intéressant grâce au jeu des reflets et au fait que toutes les informations nous arrivent par bribes (titres de journaux, écrans, affiches, etc). Pour résumer, on pourrait dire qu'il s'agit de jeux de miroirs sur une durée de 3 secondes et 900 000 kilomètres.

A noter qu'il existe une version numérique de cette bande-dessinée : il s'agit en fait de l'animation des images du livre et cela est vertigineux !

Le faucheur, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 11) (1991)

"Mort ? Déprimé ?
Envie de repartir à zéro ?
Alors pourquoi ne pas venir au
CLUB DU NOUVEAU DÉPART ?
Tous les mardis, minuit,
668, rue de l’Orme.
OUVERT À TOUS
TENUE DE SUAIRE NON EXIGÉE
Du pain sur les quatre planches pour le défunt Raymond Soulier, activiste résolu : fantômes, vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... les morts vivants se multiplient.
Car une catastrophe frappe le Disque-monde : la Mort est porté disparu (oui, la mort est mâle, un mâle nécessaire). Il s’ensuit un chaos général tel qu’en provoque toujours la déficience d’un service public essentiel.
Tandis que dans les champs d’une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité. La moisson n’attend pas...
"

Je continue dans la découverte des Annales du Disque-Monde avec le onzième tome de la série : Le Faucheur. Dans ce récit, la Mort perd son emploi pour y avoir mis trop de personnalité et découvre alors qu'elle a -paradoxalement- un temps à vivre. Il (la Mort est un homme) va alors vouloir profiter du temps qu'il lui reste et va se faire embaucher dans la ferme de madame Trottemenu afin de s'occuper de faire les blés. A côté de cela,à d'Ankh Morpork, les morts ressussitent, l'énergie vitale s'accumule et d'étranges petits sphères apparaissent.

Ce nouvel opus des Annales m'a bien plus mais j'ai trouvé dommage que la seconde intrigue, celle avec les petites sphères ne soit pas plus développée. Pendant l'essentiel du livre, on a des indices mais on ne sait pas où on va, et à la fin, cela se développe d'un seul coup. Il aurait presque fallu que les deux intrigues (celle de la Mort qui découvre la vie, et celle des petites sphères) fasse chacune l'objet d'un livre parce qu'au final, j'ai quand même ressenti un peu de frustration sur l'aboutissement de la seconde... Cela ne m'empêchera pas de continuer cette série !

Papillote de poisson (Recettes des 3 soeurs)

Encore une préparation issue du livre des Recettes de 3 soeurs (l'article sur le livre ici), il s'agit ici de papillotes de poissons que Chaton et moi avons mangées hier midi.

Encore une fois, il s'agit d'une recette très simple à réaliser avec peu de préparation et un très bon résultat. En plus, ça nous a permis d'utiliser les poireaux donnés par ma belle-mère et d'utiliser un peu le four (histoire de rentabiliser l'investissement). Par contre, dans la recette l'accompagnement est, justement, le poireau, or de mon côté j'en ai mis moins puisque je souhaitais que ça fasse plutôt comme une sauce. Et du coup, en accompagnement Chaton a pris du riz et j'ai pris des champignons que j'avais à finir.

Pour illustrer, voici une photo d'une papillote tout juste sortie du four (la photo est de mauvaise qualité puisque prise avec mon téléphone) :
Là, ça ne fait pas trop envie, mais en vrai c'était bon !
Bref, encore une recette qui confirme ce que j'ai déjà dit : les recettes sont vraiment simples et vraiment bonnes, ce sont des plats que l'on peut faire -et surtout réussir- sans aucune compétence en matière de cuisine, ce qui veut dire que ce livre est en passe de devenir ma bible culinaire.

Joséphine : l'intégrale, Pénélope Bagieu (2010)

[Résumé du premier tome :] "Joséphine a « la trentaine », n’est pas mariée, n’a pas d’enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue (du haut en tout cas), et un jour elle se mettra au sport. Elle travaille dans un bureau avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, mais remarquent ses achats compulsifs. Elle se fait harceler par sa gardienne, ses parents ne sont vraiment pas des cadeaux, sa soeur parfaite lui donne des leçons de vie, mais heureusement il y a Rose et Cyril, ses meilleurs amis, toujours solidaires et attentifs à ses malheurs. Finalement, il ne lui manque pas grand chose, à part peut-être l’homme idéal, pour pouvoir faire des courses pour deux, imaginer des soirées torrides et partir en week-end romantique. En attendant, elle pleure devant des films à l’eau de rose et suit une psychanalyse avec son esthéticienne !"

En rangeant les bandes-dessinées un matin, j'ai eu ce volume, Joséphine l'intégrale, entre les mains, et appréciant le blog de son auteur, Pénélope Bagieu, je me suis laissée tentée à emprunter ce livre en me disant que vu ma fatigue actuelle, ça sera une lecture idéale. Ce livre réunit les trois tomes de la série Joséphine, c'est à dire : Joséphine (tome 1), Joséphine : Même pas mal (tome 2) et Joséphine: Joséphine change de camp (tome 3).

A travers ces trois volumes, nous suivons Joséphine dans son quotidien de célibataire qui vit avec son chat nommé Bradpitt, se plaint de ses hanches et de ses fesses, drague désespérément tout les hommes passant à sa portée, fait tâche au sein de sa famille BCBG, etc. Bref, Joséphine est la caricature de la fille nourrie aux dessins-animés Disney et à la recherche du prince charmant.

Certes, ce n'est pas de la grande littérature amenant réflexion ou débat, mais c'est frais, agréable à lire et drôle. Pénélope Bagieu dessine les petits moments du quotidien dans lesquels on finit par se retrouver (en tant que fille en tout cas, parce que je doute que ce soit le cas pour les hommes) : les essayages de vêtements, les soirées de feignasse, les bonnes résolutions que l'on ne tient pas, les rendez-vous que l'on repousse, etc. Une BD qui fait donc passer un bon moment !

Purge, Sofi Oksanen (2008)

 "En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.
Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix.
Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?
"

Purge : un livre que j'ai déjà lu il y a un peu plus d'un an, juste avant la création du blog, d'où l'absence d'article à son propos. C'était un livre qui avait attiré mon attention à cause de la quantité d'articles qu'il y avait eu à son sujet, sans compter le prix Fémina 2010 qu'il avait reçu. Cependant, quand j'ai lu la quatrième de couverture, j'avais été un peu moins enthousiaste parce que cela avait l'air d'un roman assez politique et historique, or, malgré ma Licence d'Histoire, ce sont deux domaines que je n'apprécie pas vraiment et dans lesquels je ne suis pas très doué. Mais comme j'avais eu l'occasion de le lire, j'ai cédé, par curiosité, et dernièrement, je l'ai relu suite à ma lecture des Vaches de Staline de la même auteure (l'article ici).

Il s'agit ici d'une histoire familiale qui s'inscrit dans l'Histoire de l'Estonie. Nous avons deux soeurs : Aliide et Ingel. La première tombe amoureuse d'un homme Hans, qui lui, a le coup de foudre pour la seconde. Et Aliide se retrouve à devoir vivre avec ce couple aussi parfait qu'heureux, tout en demeurant amoureuse de Hans. Puis la guerre éclate et Hans doit se cacher. En parallèle, nous avons une histoire dans le présent : Aliide trouve un matin une jeune prostitué, Zara, au pied d'un arbre devant chez elle. Cette jeune femme s'est enfuie de l'emprise de son proxénète et est en fuite, mais ce n'est peut-être pas par hasard qu'elle est arrivé chez Aliide.

Au final, j'ai beaucoup aimé ce livre, à la première lecture, j'avais même été agréablement surprise. Je craignais que l'Histoire ne soit trop présente, surtout l'histoire des pays de l'Est que je ne connais pas (à part les grandes lignes de l'URSS et du communisme), mais en fait non. L'Histoire n'est que la toile de fond d'histoires personnelles qui se tissent à cause du contexte. On retrouve dans ce roman les mêmes thèmes et le même style que dans les Vaches de Staline, mais c'est ici plus construit, moins personnel, plus posé. Et puis ce roman permet de découvrir l'histoire de l'Estonie non pas d'un point de vue académique, mais à l'échelle des familles, de la vie à la campagne et du quotidien, ce qui est très intéressant.

L'élégance du hérisson, Muriel Barbery (2006)

"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai."

Voici un livre qui a été très lu et l'est encore, un grand succès populaire et il a été adapté en film il y a quelques années. D'ailleurs, j'avais été voir le film, un peu par hasard puisque j'ai toujours trouvé les livres meilleurs que leurs adaptations. En tout cas, après avoir vu le film je ne ressentais ni affliction ni mécontentement et je m'étais dit qu'à l'occasion je pourrais lire le texte originel, ce que j'ai donc fait récemment.

L'élégance du hérisson est donc un texte à deux voix : Paloma, une jeune fille surdouée de presque 13 ans issue d'une famille bourgeoise et Renée, une concierge d'apparence aigrie mais aux goûts affutés, toutes deux cachent toutes les deux leur vraie personnalité et elles vivent dans le même immeuble à Paris. Ce dernier point fait que l'on peut recouper des informations d'après leurs propos puisqu'elles côtoient les mêmes personnes, et parmi celles-ci, un certain monsieur Ozu qui fait frétiller l'immeuble de potins lorsqu'il emménage...

De manière surprenante, j'ai bien aimé ce livre. Je dis que c'est une surprise parce qu'en général je trouve les livres au succès populaire décevants, insipides et mièvres, et c'est d'ailleurs parce que je supposais cela de L'élégance du hérisson que j'avais autant repoussée sa lecture. Et au final, non, ce texte est une bonne surprise : ça se lit bien, l'écriture est fluide sans que le contenu ne soit insipide. Il y a peut-être quelques passages que j'ai trouvés prévisibles et j'ai eu un peu de mal avec le personnage de Paloma (j'ai toujours du mal avec les personnages d'enfants, surtout précoces, ils manquent en général de crédibilité), mais globalement c'est une lecture qui m'a fait passer un bon moment. Il est d'ailleurs probable qu'un jour je lise un autre ouvrage de Muriel Barbery, à savoir Une gourmandise.

Voeux

(Photo personnelle)
Je vous souhaite à tous une très bonne année 2012, avec autant de bonnes nouvelles et de bons moments que possible, un entourage présent sans être envahissant, des rencontres intéressantes, de la santé, de l'amour, de la réussite, du temps pour vous, des licornes scintillantes sans oublier des lectures passionnantes !

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