Les adieux à la reine, Chantal Thomas (2002)

"1810 ; Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s'est enfuie. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée."

Fin mars est sorti au cinéma le film Les adieux à la reine de Benoît Jacquot ; film qui ne m'intéresse pas outre mesure (je ne suis pas très cinéma de toute façon), mais j'ai lu dans un article sur Bibliobs que le livre était bien, du coup cela m'a motivée pour mettre la main dessus.

L'histoire est racontée par Agathe Laborde, la lectrice-adjointe de Marie-Antoinette. Quand le livre commence, elle est déjà âgée et vit à Vienne et c'est de là qu'elle nous raconte ses souvenirs des derniers jours de Versailles à la mi-juillet 1789, alors que le peuple parisien se soulève et que la Cour se sent menacée. Agathe étant une domestique -ou assimilée- elle peut voir sans vraiment être vue et assiste à la déchéance de la royauté avec la fuite de la noblesse, les protocoles qui ne sont plus respectés, la reine qui se met à genoux devant sa favorite ou qui se retrouve seule dans un couloir à essayer d'ouvrir les portes cadenassées de son entourage.

J'ai bien aimé ce livre : le règne de Louis XVI est une période de l'histoire qui m'intéresse* et de voir la fin de la royauté imaginée depuis l'intérieur de Versailles, dans la vie quotidienne, est un point de vue intéressant et inédit par rapport à ce que je sais de la Révolution Française (surtout des dates, des grands évènements et le point de vue des Parisiens). Même sans avoir de grandes connaissances en Histoire ce livre reste tout à fait accessible et agréable à lire.

*Il faut bien ça pour avoir eu la folie de lire les plus de mille pages du livre Louis XVI de Jean-Christian Petitfils pendant mes études à l'université.

La vie l'univers et le reste, Douglas Adams (Cycle H2G2, tome 3) (1982)

"Pourquoi le tristement anonyme Arthur Accroc se promène-t-il outrageusement affublé d'un sac en peau de lapin, un os dans le nez, au beau milieu d'une finale de cricket ? Et que fait Marvin, l'androïde paranoïde, à asséner ses considérations dépressivo-suicidaires aux improbables habitants des marais glauques de Coinslab-Huhl Bêta ? Pas de panique ! Car l'inénarrable, l'irremplaçable Guide galactique saura une fois encore tirer d'affaire nos malheureux astro-stoppeurs égarés ; et peut-être, privilège suprême, leur révélera-t-il enfin le Grand Mystère de La Vie, de l'Univers et du Reste !"

Nous sommes toujours dans le Cycle H2G2, avec ici le troisième tome, le tome central : L'univers, la vie et le reste. (Tome censé être le dernier mais une suite a été commise.)

Le récit commence alors qu'Arthur, le Terrien, est coincé dans la préhistoire de la Terre, occupant notamment son temps à se faire des sacs en peau de lapin et à se faire insulter par un inconnu apparu ex nihilo. Finalement, alors qu'Arthur était en train d'envisager de devenir fou, Ford Escort apparaît et tous les deux partent à la pousuite d'un canapé Cherterfield surgi dans le champs d'un côté, canapé qui les transporte au milieu d'un match de cricket. Et au cours de leur périple, nos héros vont se retrouver à lutter contre les robots de Kriquète, une planète autrefois idyllique, qui recherchent la Clé.

Une fois de plus, j'ai beaucoup appréciée l'univers H2G2, c'est toujours aussi loufoque et délirant. Par contre, reproche à ce tome la même chose qu'au précédent, à savoir que Trillian et Marvin ne sont pas très présents au cours du récit, ce sont Arthur, Zappy et Ford qui sont les personnages principaux. Malgré cela, l'histoire reste très intéressante, tordue et farfelue, un bon divertissement ! Peut-être qu'on peut lui reprocher un scénario un peu faible, mais ce livre se laisse tout de même lire.

25 mai : Towel Day

Source
Aujourd'hui nous sommes le 25 mai, ce qui signifie que c'est le Towel Day ! 

J'imagine que là, beaucoup se demandent de quoi je parle parce que Towel Day ne dit rien à personne et que même en traduisant, le sens n'apparait pas comme super passionnant. En effet, towel, c'est la serviette de bain, donc oui, c'est un jour dédié à cet accessoire.

Et cela à cause de Douglas Adams et de ses livres du Cycle H2G2 (cycle que je suis en train de lire, les articles sont là). En effet, dans les livres en question, la serviette de bain est décrite comme étant l'accessoire indispensable des autostoppeurs galactiques en raison de la multitude d'usages qu'elle peut avoir.

C'est ainsi que des fans ont décidé d'utiliser cet objet pour rendre hommage à Douglas Adams en lui dédiant la journée du 25 mai (cet auteur étant décédé le 25 mai 2001). Et ce jour-là, il faut donc porter une serviette sur son épaule.

A noter que cette année, en 2012, nous avons le droit à un Super Towel Day puisqu'avec la date, 25 mai 2012, nous avons 25+5+12 = 42 ! Or dans les livres du Cycle H2G2, le nombre 42 est la réponse à "la grande question sur la vie, l'univers et le reste".

J'avoue que cette journée n'a pas une très grande répercussion en-dehors des cercles de lecteurs de science-fiction et autres nerds, gamers et geeks, je n'ai croisé personne avec une serviette de bain sur l'épaule. J'ai bien vu une serviette sur le fauteuil du conducteur du bus ce soir, mais je crois que c'était plus pour absorber la transpiration en cette chaude journée qu'un hommage à Douglas Adams...

Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, Didier Decoin (2009)

"Catherine Kitty Genovese n’aurait pas dû sortir seule ce soir de mars 1964 du bar où elle travaillait, une nuit de grand froid, dans le quartier de Queens à New York. Sa mort a été signalée par un entrefilet dans le journal du lendemain : « Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle. » On arrête peu de temps après Winston Moseley, monstre froid et père de famille. Rien de plus. Une fin anonyme pour cette jeune femme drôle et jolie d’à peine trente ans. Mais savait-on que le martyre de Kitty Genovese a duré plus d’une demi-heure, et surtout, que trente-huit témoins hommes et femmes, bien au chaud derrière leurs fenêtres, ont vu ou entendu la mise à mort ? Aucun n’est intervenu. Qui est le plus coupable ? Le criminel ou l’indifférent ?"

Voici un livre qui s'est récemment retrouvé dans l'actualité, indirectement. En effet, à la mi-mars est sorti le film 38 témoins de Lucas Belvaux (tourné au Havre !), or ce film est basé sur un livre : Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, de Didier Decoin, livre que j'ai rapidement emprunté.

Le récit reprend des faits réels, à savoir le meurtre de Kitty Genovese en 1935, à New York, par Winston Moseley. Elle se fait poignarder en pleine nuit dans la rue, et malgré l'heure, il y a des témoins : des gens de l'immeuble d'en-face qui ont entendus ses cris d'appel à l'aide. A un moment, alerté par la manifestation d'un voisin, le meurtrier prend la fuite et Kitty tente de rentrer chez elle, mais voyant que personne n'intervient, qu'aucune sirène de police ne se fait entendre, Moseley revient terminer ce qu'il avait commencé. C'est cette absence de réaction des témoins qui

J'ai bien aimé ce livre, mais j'ai malgré tout trouvé qu'il manquait de densité, qu'il aurait pu être plus développé, j'ai eu une impression de trop peu. Le sujet se prête pourtant à un thriller psychologique, à un roman policier, à un travail basé au maximum sur les archives, etc, là c'est comme si le sujet était simplement évoqué sans être approfondi, ça manque d'épaisseur et de matière. Bref, j'ai été déçue par ce roman. Quant à l'adaptation cinématographique qui en a été faite, je pense que si je dois la voir, ça sera surtout pour revoir Le Havre.

Le chat du kimono, Nancy Peña (Le chat du kimono, tome 1) (2007)

"Autrefois, dans l'île de Kyushu, la fille du propriétaire d'une filature de soie aimait à se parer des plus beaux kimonos qui se puissent voir. Son favori, orné de chats espiègles, avait été confectionné par un tisseur qui l'aimait mais dont elle repoussa les avances. Pour se venger, celui-ci fit s'enfuir les un des chats du kimono de la belle... Le Chat noir, livré à lui-même, n'eut bientôt cesse que de retrouver le kimono perdu. Une déambulation qui l'emmena jusqu'en Grande-Bretagne où il croisa les pas du célèbre Sherlock Holmes... Comme dans les plus beaux contes, le rêve et la réalité se rejoignent, les coïncidences se multiplient pour offrir un récit d'une grande poésie et d'un immense pouvoir de séduction..."

Voici le premier tome d'une série de bande-dessinées que j'ai découvert après avoir lu un article sur le tome 3 lors de la sortie de celui-ci. Du coup, je me suis fait offrir l'intégralité de cette série et nous commençons, logiquement, avec le premier tome.

L'histoire débute alors qu'un tisseur amoureux de la fille de son patron lui confectionne des kimono. Le préféré de la jeune fille est le tout premier réalisé par le tisseur : un kimono au motif de chats. Un jour, le tisseur avoue ses sentiments à la jeune fille qui repousse ses avances. Pour se venger, le tisseur se fait un kimono à motif de souris, souris que se mettent à poursuivre les chats du kimono. La jeune fille retouche alors le kimono du tisseur pour tuer les souris, et le tisseur se fait alors un kimono avec des grues (l'oiseau, hein). Les chats poursuivent donc les oiseaux et l'un d'eux parvient à s'enfuir, suivi d'un des chats. Et ce sont les aventures de celui-ci à la recherche de son kimono que nous suivons.

J'ai adoré cette bande-dessinée ! Les dessins sont beaux, c'est très poétique et on y croise Sherlock Holmes et John Watson, de même que pas mal de clins d'oeil à Alice aux Pays des Merveilles. Ce livre tient autant du conte que de l'enquête policière, le tout avec un aspect onirique, c'est très agréable à lire. Le chat du kimono est le premier tome d'une série donc ce tome m'ayant plu, inutile de préciser que je vais lire les suivants !

Le dernier restaurant avant la fin du monde, Douglas Adams (Cycle H2G2, tome 2) (1980)

"Pourquoi le tristement anonyme Arthur Dent se promène-t-il outrageusement affublé d'un sac en peau de lapin, un os dans le nez, au beau milieu d'une finale de cricket? Et que fait Marvin, l'androïde dépressif, à asséner ses considérations suicidaires aux improbables habitants des marécages de Squornshellous Zeta ? Pas de panique ! Car l'inénarrable, l'irremplaçable Guide du voyageur galactique saura une fois encore tirer d'affaire nos malheureux astrostoppeurs égarés; et peut-être, privilège suprême, leur révélera-t-il enfin le Grand Mystère de La Vie, de l'Univers et du Reste !"

Nous retrouvons donc ici les mêmes personnages que dans Le guide du routard galactique (article ici) puisqu'il s'agit de la suite de leur voyage.

Nos héros sont donc sur le vaisseau Coeur-en-or, vaisseau qui fonctionne grâce à un générateur d'improbabilité infini et ils s'apprêtent à subir l'attaque d'un vaisseau vogon, ces administrateurs tatillons et poètes de l'espace. Sauf que le vaisseau ne répond plus, cela parce que toute ses capacités sont utilisées à la fabrication d'un vrai thé demandé par Arthur. Au dernier moment le vaisseau répond à la demande d'action, mais d'une manière peu compréhensible puisque que Zappy se retrouve sur une planète abandonnée et que les autres personnages sont toujours dans le vaisseau, mais sans savoir où. Bref, au fil de leurs aventures, toute cette équipée va aller dans le restaurant le plus proche -temporellement, pas spatialement- assister à la fin du monde, découvrir le pluto-rock -qui tient plus du bruit que de la musique-, se retrouver dans un vaisseau rempli de pièces réfrigérées où se trouvent des caissons contenant des coiffeurs, des gens du marketing, etc, assister aux origines de l'espèce humaine sur Terre, et toujours, chercher la question à la réponse 42.

J'ai beaucoup aimé ce deuxième opus du Cycle H2G2 : il n'y a pas vraiment de ligne directrice, que ça part dans tout les sens, mais justement, c'est ça qui est bien, c'est loufoque et drôle. Cependant, je trouve qu'Arthur et Trillian ne sont pas très loquace, j'aimerais également que Marvin soit plus présent (j'aime beaucoup ce personnage !) ; l'histoire est plutôt centrée sur Zappy et Ford. En tout cas, je vais continuer mes lectures avec le tome suivant, La vie, l'univers et le reste.

Les revenants, Laura Kasischke (2011)

"Élève brillante, Nicole était douce et sociable (cheftaine scout, membre de plusieurs associations d’étudiantes). Elle meurt subitement dans un accident terrible. À l’automne suivant, tandis qu’un nouveau semestre commence, Craig, l’ancien petit ami de Nicole est renvoyé de l’université médiocre où il était entré par relations. Tenu pour responsable de la mort de Nicole mais relâché faute de preuves, il ne parvient pas à surmonter le drame, ne cesse d’y repenser et a l’impression de voir Nicole partout. Perry, son colocataire, était dans le même lycée que Nicole. Lors d’un séminaire sur la mort par Mira Polson, professeur d’anthropologie, il fait part de ses interrogations et de ses doutes quant à la disparition de la jeune fille. Il dit avoir connu la vraie Nicole : une personne manipulatrice, malhonnête, et séductrice. De son côté, Shelly Lockes, unique témoin de l’accident, conteste la version officielle, selon laquelle Nicole, baignant dans une mare de sang, n’aurait pu être identifiée que grâce à ses bijoux. Selon elle, la jeune fille était inconsciente mais ne présentait aucune lésion. D’étranges événements surviennent alors: mystérieux appels téléphoniques, cartes postales énigmatiques, apparitions de Nicole… ou d’une fille qui lui ressemble. La rumeur enfle à Godwin Hall, précipitant Craig, Perry, Mira et Shelly au coeur d’un ténébreux mystère qui va transformer leurs vies pour toujours: se pourrait-il que, trop jeune pour mourir, Nicole soit revenue ?"

Voici un livre que j'ai choisi de lire parce que Laura Kasischke est une auteur dont j'ai apprécié les quelques textes que j'ai déjà lus d'elle. En plus, celui-ci a eu est souvent revenu dans les critiques de presse et de lecteur-blogueur, à chaque fois avec de bons avis, du coup je n'avais pas de raison pour passer à côté.

Dans ce récit, nous avons une histoire mais racontée en deux parties qui s'alternent dans les chapitres. La première partie traire de la rentrée universitaire de Craig et la seconde reprend le récit après le décès de Nicole, la petite amie de Craig, tuée alors que celui-ci conduisait. Au fil du récit, nous suivons donc la rencontre entre Craig et Nicole, leur vie sur le campus, les amitiés, notamment entre Craig et son colocataire puis ami, Perry, les cours de Mira, etc, cela jusqu'à l'accident qui coûte la vie à Nicole. Puis, en parallèle, nous suivons Craig l'année suivante, après l'accident de Nicole dont il ne se souvient pas, alors qu'il est victime des rumeurs et qu'il commence à voir Nicole partout, jusqu'à se convaincre qu'elle est vivante.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons : j'aime bien l'ambiance des campus américains or c'est là que se déroule l'intrigue dans ce roman, l'histoire est très bien écrite et commence comme un roman psychologique pour aller vers le thriller et puis c'est très bien écrit. La seule chose qui m'a déroutée est qu'au début, je n'avais pas compris que les chapitres alternaient les mois avant l'accident et ceux qui sont après, mais une fois cela compris, je n'ai plus lâché le livre jusqu'à la dernière page.

Les guet des orfèvres, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 15) (1993)

"« Engagez-vous dans un métier d’homme ! Le Guet municipal a besoin d’hommes ! »
Mais le Guet de nuit se retrouve à la tête d’une force comprenant le caporal Carotte (techniquement un nain), l’agent Bourrico (réellement un nain), l’agent Détritus (un troll), l’agent Angua (une femme... la plupart du temps) et le caporal Chicque (mis au ban de touche de l’humanité pour tacles dangereux).
Or le mal est à pied d’œuvre, il y a du meurtre dans l’air et du vilain dans les rues.
Et il vaudrait mieux que l’affaire se règle avant midi, heure à laquelle le capitaine Vimaire prend officiellement sa retraite, rend sa plaque et se marie.
Comme il s’agit d’Ankh-Morpork, à midi pétant, ça promet de sentir drôlement mauvais
."

Dans ce quinzième tome des Annales du Disque-Monde, nous retrouvons le caporal Carotte et ses collègues du Guet municipal, notamment ses nouveaux collègues recrutés dans le cadre des quotas de minorités. Toute cette équipée va se retrouver mener l'enquête suite à la découverte du cadavre d'un nain, puis d'un clown, tout cela précédé d'une curieuse explosion ayant eu lieu dans le bâtiment de la Guilde des Assassins. Sans compter qu'un petit groupe réfléchit à la royauté, si ce n'était pas mieux, et si oui, y aurait-il un héritier pour reprendre le pouvoir à Ankh-Morpork ?

Une fois de plus, j'ai beaucoup appréciée cette lecture qui confirme le fait que les livres des Annales tendent à s'améliorer au fil des tomes : les histoires sont de mieux en mieux construites, les personnages s'étoffent, le ton reste agréable, etc. Rien qui ne me décourage dans la continuation de cette lecture, bien au contraire !

Cookies aux pépites de chocolat blanc

 Il y a quelques jours, j'ai improvisée une recette de cookies aux chocolat blanc parce qu'une collègue de mon compagnon en avait fait, donc ça m'a donné envie...Je me suis inspirée d'une recette Marmiton qui a été le premier résultat de ma recherche sur Internet et qui en plus est très bien notée, par contre, je l'ai arrangée à ma manière en fonction des ingrédients que j'avais et de la quantité de cookies que je voulais faire.

Les sucres mélangés.

Ingrédients (pour 8-9 cookies)
50g de beurre
20g de sucre blanc
40g de sucre roux
1 oeuf
110g de farine
1/4 de sachet de levure chimique
120g de chocolat blanc pâtissier

La pâte terminée avec les pépites ajoutées.

Préparation
1/ Préchauffez le four à 180°C,
2/ Découper le chocolat blanc en gros morceaux,
3/ Faire fondre le beurre au micro-ondes,
4/ Mélanger le sucre blanc et le sucre roux, ajoutez le beurre et l'oeuf puis la farine et la levure, bien mélanger jusqu'à ce que la pâte soit homogène,
5/ puis ajoutez les pépites de chocolat blanc et mélangez bien,
6/ sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé, déposez de petites sphères de pâtes (je les fais avec une cuillère à café bien pleine) puis mettez tout ça au four pendant 13 à 15 min (les cookies doivent avoir une apparence dorée).
7/ Attendez que les cookies refroidissent puis, enfin, mangez-les !

Les cookies sortant du four... ! :p

Rien n'est trop beau, Rona Jaffe (1958)

"Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines.Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Il y a la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New York pour faire carrière dans la chanson. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes."

J'avais lu deux avis sur ce livre, l'un sur le blog d'Armalite et l'autre sur celui de Caroline, chacun ayant l'air plutôt positif donc j'avais noté le titre pour si un jour l'occasion se présentait de le lire, ce qui a été le cas.

Dans cet ouvrage, nous suivons quelques jeunes femmes : Caroline, April, Gregg, Mary Agnès, etc, à New York. Aucune ne vient de cette ville mais toutes rêvent d'y réussir, que ce soit professionnellement ou sentimentalement. Caroline vient de se faire plaquer par son fiancé et arrive comme secrétaire, une parmi d'autres, dans une maison d'édition, mais alors que beaucoup travaillent là en attendant leur mariage, Caroline souhaite monter les échelons et avoir un poste influent au sein de l'entreprise. April vit avec sa mère et sa fille, mais sans le père de celle-ci, ce qui est une position délicate, elle cherche donc à s'en sortir et à trouver un homme qui l'acceptera avec son passé. Et toutes les autres femmes de ce livre cherchent à accomplir leurs rêves.

J'ai appréciée la lecture de ce livre et surtout sa modernité : en effet, à peu de choses près, l'intrigue pourrait se dérouler et avoir été écrite aujourd'hui, alors que tout cela date de la fin des années 1950. En plus de cela, je trouve les héroïnes plutôt attachantes car toutes ont leur parcours et leurs espoirs ; certaines sont certes un peu nunuches, mais sans exagération. C'est donc un bon roman de divertissement qui traite moins des problèmes amoureux des héroïnes qu'il ne décrit leur situation, leur statut dans les années 1950.

Le guide du routard galactique, Douglas Adams (Cycle H2G2, tome 1) (1979)

"Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d'autoroute; que la Terre va être détruite d'ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d'une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse et s'apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie? Pas de panique! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l'accompagner clans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés."

Le livre était devenu une lecture inévitable de par le nombre de références qu’il contient : le chiffre 42, la phrase "Don‘t panic", le Towel Day, etc. Tout cela m’avait déjà incitée à regarder l’adaptation filmographie qui en avait été faite en 2005, H2G2 : le Guide du voyageur galactique, mais j’avais envie d’en revenir aux sources et donc au livre. Surtout que je trouve toujours les livres plus réussis que les films qui en découlent, du coup, le film m’avait plu, il était fort probable qu’il en soit au moins de même pour le livre.

L’histoire commence donc au réveil d’Arthur Accroc, trentenaire anglais un peu assommé par sa soirée de la veille. Il suit sa routine habituelle jusqu’à émerger et se rappeler que sa maison va être détruite pour cause de construction d’échangeur routier. Il décide alors de bloquer les camions, mais cela ne dure pas puisque son ami, Ford Escort, vient le chercher pour l’amener au pub du coin et lui révéler qu’il n’est pas vraiment humaine, que la Terre va être détruire dans 5 minutes et que par conséquent, il faut fuir. Ce qu’ils vont faire grâce à du stop qui va leur permettre d’entrer comme passagers clandestins dans un vaisseau vogon, une espèce extra-terrestre réputée pour ses horribles poèmes.

J’ai beaucoup aimé ce livre, c’est cocasse, décalé, loufoque et captivant. Les personnages sont variés sans être trop nombreux (au cas où vous l’auriez oublié, je suis paumée quand il y a trop de personnages et cette limite du « trop » est plutôt basse) et l’histoire très imaginative. Je vais donc me plonger dans le suite de ce cycle plutôt motivée (bien que l'on m'ait averti que le dernier n'était pas à la hauteur apparemment).

Corpus Sims, Chloé Delaume (2003)

"Corpus Simsi a pour point de départ une variation ludique autour de la notion d’autofiction. Chloé Delaume, personnage de fiction pire que les autres, a refusé de s’incarner dans un livre. Dans un précédant roman, La Vanité des Somnambules, elle a quitté le lieu de résidence initial de ses congénères, la Somnambulie, pour prendre possession d’un corps humain, qu’elle s’est empressée de parasiter. S’étant faite expulsée tout en poussant le corps hébergeant à l’implosion, elle se retrouve donc nulle part, ce qui n’est pas très pratique. Aussi décide-t-elle de prendre définitivement résidence dans le jeu Les Sims™, et sachant ce nouveau territoire particulièrement adapté à sa situation de personnage de fiction sans domicile fixe.
Sous forme d’avatar de son ancien corps humain, elle devient un petit personnage de jeu vidéo formaté, soumis à des règles différentes de celles du monde réel, face auxquelles la fiction n’est peut-être pas aussi souveraine qu’elle y parait. Actions préprogrammées et fatum, bugs et clinamens, boucles et ritournelles : autant de similitudes entre les deux univers, autant de failles où s’engouffrer.
"

J'ai déjà parlé ici de Chloé Delaume (les articles), une auteur dont j'apprécie les textes et notamment la manière dont elle travaille le langage. J'ai déjà lus beaucoup de ses livres, mais la sortie de son dernier ouvrage, Une femme avec personne dedans (l'article) m'a donné envie d'en relire des précédents, dont Corpus Simsi.

Dans cet ouvrage atypique et original, le personnage de Chloé Delaume s'installe dans le corps d'un Sims et s'installe dans ce monde virtuel. Le personnage choisit de vivre dans ce monde, le teste et l'analyse afin de savoir s'il s'agit d'un lieu de vie adapté à une identité. Nous découvrons donc le fonctionnement du eux vidéo des Sims à travers les interrogations du personnage, le monde humain et le monde "simsien" sont comparés afin de savoir lequel est lequel est le plus adapté à l'épanouissement de Chloé Delaume : le monde des Sims ou le corps de l'auteur ?

J'ai beaucoup aimé ce livre qui mêle textes et images (les captures d'écran du jeu), c'est ludique et coloré, il y a énormément de références aux contes, mais cela reste malgré tout dans le style exigeant, sombre et sinueux des livres de Chloé Delaume. Le fait que le personnage arrive dans un monde avec un fonctionnement particulier interroge également sur la société, la politique et l'identité sur un ton acerbe, ironique ; tout en gardant une certaine poésie et un goût du mot atypique et exact. Bref, ce livre m'a plu autant pour son contenu que pour sa forme !

Blanche-Neige et les sept nains dans Corpus Simsi (Source)
Pour en savoir plus, une page est consacrée au projet Corpus Simsi sur le site de l'auteur (par là).

Chantages, Brigitte Peskine (1990)

"Une soeur qui ne veut plus manger, un papa qui habite ailleurs et une mère franchement dépassée, c'est une année difficile pour Tania ! Heureusement elle va découvrir qu'elle n'est pas toute seule et qu'il y a des gens pour l'aider..."

Un livre commencé par hasard alors que j'étais à l'espace jeunesse de la bibliothèque et que c'était calme, du coup, j'ai pris un livre à côté pour m'occuper, un peu au hasard puisque je n'y connais pas grand chose aux livres pour la jeunesse, mais comme c'était susceptible de m'intéresser, autant tenter.

La narratrice de ce roman est Tania, 13 ans, collégienne aux bonnes notes mais sans amis et affublée d'une mère et d'une soeur ayant une relation fusionnelle, cette soeur de 17 ans étant d'ailleurs une capricieuse sans cesse à jouer à la comédie pour être le centre de l'attention. Les parents de Tania sont séparés, son père est remarié et tient un hôtel-restaurant en Normandie où Tania se rend lors des vacances. Un jour, sa belle-mère -avec qui Tania s'entend bien- annonce qu'elle est enceinte, Tania annonce la nouvelle a sa mère et sa soeur, et cette dernière commence alors à ne plus manger, à trop manger, à vomir, à devenir invivable pour tout les gens autour d'elle. C'est donc l'anorexie dont il est question ici, mais du point de vue de l'entourage qui doit gérer la malade.

C'est un livre que j'ai apprécié, notamment parce qu'il aborde un point de vue assez original dans la bibliographie des livres traitant des troubles du comportement alimentaire : celui des gens qui entoure la malade. Même si ce n'est pas un essai, ni un livre destiné aux adultes puisque c'est un roman, et pour adolescent en plus, le propos est assez approfondi et intéressant. Bref, une lecture intéressante qui ne répète pas les poncifs que l'on trouve sur l'anorexie.

Citation d'Emil Cioran

Nous aurions dû être dispensés de traîner un corps. Le fardeau du moi suffisait.
Source :
De l'inconvénient d'être né, Emil Cioran (1973)

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...