Un roi sans divertissement, Jean Giono (1947)

"Le livre est parti parfaitement au hasard, sans aucun personnage. Le personnage était l'Arbre, le Hêtre. Le départ, brusquement, c'est la découverte d'un crime, d'un cadavre qui se trouva dans les branches de cet arbre. Il y a eu d'abord l'Arbre, puis la victime, nous avons commencé par un être inanimé, suivi d'un cadavre, le cadavre a suscité l'assassin tout simplement, et après, l'assassin a suscité le justicier. C'était le roman du justicier que j'ai écrit. C'était celui-là que je voulais écrire, mais en partant d'un arbre qui n'avait rien à faire dans l'histoire."

Un jour, alors que je m'ennuyais, je me suis mise en tête de lire un roman sur l'ennui. Après avoir fait des  recherches via un moteur de recherche, c'est ce livre qui est le plus souvent arrivé dans les résultats. J'avoue que j'étais sceptique car l'auteur est Jean Giono, un auteur que j'ai connu en classe de Seconde puisque la professeur de Français nous avait faits travailler sur Le chant du monde, or, je n'avais pas appréciée cette lecture. Mais bon, je me suis dit que comme ça c'était passé dans le cadre scolaire c'était particulier et qu'il s'agit en fait d'un auteur susceptible de me plaire.

Deux hivers de suite, dans un village de montagne, ont lieu des disparitions inexpliquées et à chaque fois, Langlois, un capitaine de gendarmerie vient sur place enquêter mais en vain. Le troisième hiver, un habitant, appelé Frédéric II, voit quelqu'un descendre du hêtre près de sa scierie. Une fois la personne éloignée, il montre dans le hêtre et voit un cadavre tout récent ainsi que des ossements. Après l'avoir suivi pendant plusieurs heures, il retourne au village, prévient les gens et Langlois se charge de retrouver le coupable.

Au final, j'ai été déçue : quand le récit débute avec une histoire de disparitions et d'enquête, je me dis que ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, mais c'est pas mal quand même. Et puis l'affaire et finalement assez vite résolue et on retourne au village, quelques années plus tard avec les mêmes personnages mais une autre intrigue. C'est assez déroutant : on ne connait finalement que peu les personnages puisque on passe d'un hiver à un autre avec des intervalles variés, les intrigues sont ponctuelles, on ne sait pas qui était M. V., qui est vraiment Langlois, etc. Cela ressemble à des chroniques, celles d'un village de montagne au XIXe, raconté avec un ton rustre et brut comme les habitants du coin le sont, mais ce livre a malgré tout enthousiasmé beaucoup de gens, ce qui me laisse penser qu'il y a autre chose derrière tout ça, quelque chose qui m'a malheureusement échappé.

Macula brocoli, Laurent Alexandre & Alexandre Franc (2009)

"Avec Macula Brocoli, la science rencontre la fiction. En effet, Edmond refuse l’accès à son génome, préférant ignorer les risques de maladie présents dans son patrimoine génétique. Mais son frère Edgar, en revanche, accepte. Or, Edmond et Edgar sont jumeaux, ils ont donc le même génome. Quelle que soit l’information qui ressortirait de ce séquençage, elle est lourde à porter, puisque pour, chacun, notre destin est écrit : nous sommes tous, littéralement, « prisonniers de nos gènes. »"

J'ai découvert cette brande-dessinée par le plus grand des hasards, alors que je repoussais des piles de livres afin de décongestionner une étagère, ce sont les couleurs et -surtout- le mot brocoli qui m'ont interpelée, du coup, j'ai me suis mis le livre de côté !

Dans ce livre, nous avons deux personnages, des frères jumeaux : Edgar (mine souriante, amateur de voitures neuves) et Edmond (mine triste, lecteur de Tocqueville). Ils vivent dans une société dans laquelle l'assurance-maladie incite les gens à aller faire décrypter leur génome afin de détecter les potentielles maladies pour ensuite adopter un mode de vie approprié de manière à éviter le déclenchement de la maladie en question. Si la personne refuse, elle court le risque de ne plus être couverte par son assurance. Edgar et Edmond se font donc dépister et on leur annonce qu'ils risquent d'être atteint de macula, une maladie qui touche les yeux. Afin de limiter cela, ils se retrouvent à manger des brocolis, et Edgar -favorable au progrès- se faire implanter du génome de brocoli afin de corriger ce potentiel problème ; accessoirement, il fait aussi manipuler ses gênes pour ralentir le vieillissement.

J'ai beaucoup aimé cette bande-dessinée au dessin net, fluide et graphique et aux jolies couleurs. Il y a des passages drôles, étranges et des passages de réflexion sur la science et l'éthique puisque le livre interroge sur les modifications génétiques et l'eugénisme. Bref, ce livre est une bonne surprise, je suis contente d'être tombée dessus, mais j'aurais aimé qu'il soit plus long !

Masquarade, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 18) (1995)

"Ankh-Morpork, l’opéra…
… immense bâtisse à la topographie complexe, où des silhouettes masquées et des ombres encapuchonnées commettent des atrocités dans les coulisses…
… où mourir sur scène n’est plus une métaphore…
… où des esprits malfaisants en tenue de soirée détournent le destin d’innocentes sopranos.
Où… deux vieilles dames au chapeau pointu mangent des cacahuètes au poulailler et, les yeux levés vers le lustre, échangent des propos débonnaires :
« Y a un malheur qui s’prépare ou je m’y connais pas. »
Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, sorcières ès qualités, viennent passer une soirée culturelle.
Il faut donc s’attendre au pire. Le fantôme de l’opéra n’est pas loin.
"

Nous enchaînons donc ici avec le dix-huitième tome des Annales du Disque-Monde, Masquarade.

Dans ce livre, nous retrouvons Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg, mais pas Magrat qui est désormais mariée. Les deux sorcières songent à trouver une troisième comparses parce que trois c'est mieux : il y en a toujours une pour réconcilié les deux autres qui sont brouillées notamment. Les deux sorcières ont en tête d'enrôler Agnès Créttine, mais celle-ci vient de partir à Ankh-Morpork où elle auditionne pour devenir chanteuse d'opéra. Les deux sorcières vont donc aller faire un tour dans la grande ville pour la récupérer, mais aussi pour élucider une étrange affaire de fantôme assassin à l'opéra.
Comme le précédent tome, j'ai trouvé à Masquarade un ton plus mature qu'au début de la série : on gagne en qualité d'intrigue, en subtilité, en humour, etc, bref, je trouve que tout s'améliore. En plus, les personnages du livre sont les sorcières et elles sont parmi mes personnages préférés, du coup ce livre ne m'en a que plus plu. Je continuerai donc dans ma lancée avec Pieds d'argile que j'ai déjà en ma possession !

Le rectificateur, Jeffery Deaver (2004)

"Paul Schumann rectifie les erreurs de Dieu. Il a commencé en exécutant l'assassin de son père, puis il s'est rendu compte qu'il avait du talent pour la
chose, et en a fait son métier. Voici qu'on lui propose le contrat de sa vie : une dernière "mission" et il pourra se retirer. Cette fois le client n'est pas la Mafia, mais le gouvernement des États-Unis. Et s'il réussit, Paul pourrait bien changer le cours de l'histoire. Ce contrat à haut risque le conduit dans le Berlin des jeux Olympiques de 1936, où tricherie et trahison sont monnaie courante. Quarante-huit heures durant, Schumann se livre au jeu du chat et de la souris dans lequel lui qui n'a plus rien à perdre se retrouve tour à tour la cible et le rectificateur.
"

Ayant récemment renoué avec le genre policier par l'intermédiaire de ce livre, je me suis dit que j'allais continuer avec un livre du même auteur puisqu'il m'avait plus. J'ai donc été au rayon des livres policiers prendre au hasard des livres de cet auteur, dont celui qui est l'objet de cet article, Le rectificateur.

Le principal personnage de ce roman est un tueur à gage américain et boxeur amateur, Paul Schumann. Au début du livre, il tombe dans un piège tendu par un petit groupe de personnages importants -sénateur, membre de l'armée- qui lui proposent un marché : être arrêté ou accomplir une mission pour eux, mission consistant à assassiner le numéro 1 du réarmement de l'Allemagne nazie. Paul accepte la mission et, sous l'identité d'un journaliste sportif, se rend donc en Allemagne où il est censé suivre les jeux olympiques qui vont s'y dérouler. Mais pendant les quelques jours qu'il passe là-bas, il s'aperçoit qu'il a très vite été repéré par la police locale et qu'en plus sa mission est un traquenard...

J'ai bien aimé ce thriller très bien ficelé qui mêle la mission d'un tueur à gage, les investigations d'un policier sur les pas du tueur avec l'histoire de l'Allemagne en 1936 en toile de fond. C'est donc un thriller, mais aussi, d'une certaine manière, un roman historique dans lequel nous croisons aussi bien les plus hautes autorités nazies que le peuple qui subi ou qui adhère à cette idéologie. Très intéressant et agréable à lire puisqu'il s'agit à la fois d'un roman historique et d'un roman policier.

Veronika décide de mourir, Paulo Coelho (1998)

"Une après-midi d'hiver, à sa fenêtre, une jeune femme observe la ville. Pour la première fois, son regard est serein. Veronika vient d'avaler quatre boîtes de somnifères. Elle ne veut plus subir l'insupportable monotonie des jours et l'angoisse des nuits. À l'hôpital psychiatrique où elle se réveille, elle apprend que sa mort n'est retardée que d'une semaine. Durant ce sursis, elle fait la connaissance de Zedka, la rêveuse philosophe, de la douce Maria et de son syndrome de panique, et surtout d'Eduard, le schizophrène mélomane, qui écoute la jeune femme des nuits entières lorsqu'elle joue au piano. Peu à peu s'élève en Veronika le désir nouveau de se livrer, "à un homme, à la ville, à la vie"."

J'avais déjà lu cet ouvrage il y a environ dix ans, sur le conseil d'une personne que je connaissais à ce moment-là, mais je ne me souvenais plus de ce que j'en avais pensé. Ayant croisé le nom de Paulo Coelho récemment, je me suis dit que je pourrais le relire.

Le personnage principal de l'histoire est Veronika, une jeune femme slovène de 24 ans qui travaille dans une bibliothèque et s'ennuie dans sa vie et comme tout lui paraît semblable, elle décide de se suicider, estimant qu'elle a déjà obtenu tout ce que la vie pouvait lui offrir. Son suicide échoue et elle se retrouve dans un hôpital psychiatrique, Vilette. Après quelques temps dans le coma, les infirmiers lui annoncent que son coeur a été irrémédiablement abîmé par la surdose médicamenteuse et qu'il ne lui reste que quelques jours à vivre. N'ayant plus rien à attendre, plus aucun regard auquel se conformer, etc, Veronika va oser être elle-même pendant le peu de temps qu'il lui reste.

J'ai été déçue par cet ouvrage, je comprends mieux pourquoi aucun souvenir de ma première lecture ne m'était resté. J'ai trouvé le style absent, les propos et l'intrigue prévisibles, fade et remplis de platitudes. Pourtant, je trouve que l'intrigue est prometteuse, mais elle est -à mes yeux- mal exploitée et l'on se retrouve souvent partis dans des digressions. Bref, je m'attendais à mieux au vu des sujets abordés : le suicide, la définition de la folie, les hôpitaux psychiatriques et l'identité, etc.

Les carnets du kimono, Nancy Peña (Le chat du kimono, tome 4) (2011)


"Le Chat du kimono n'est pas une série comme les autres : plus que l'intrigue de ses albums, ce qui captive ses lecteurs, c'est son ambiance, ses personnages, son graphisme... Nancy recrée une Angleterre plus victorienne que nature, empreinte d'Art nouveau et d'influences japonisantes. Cet univers également peuplé de chats, elle le fait vivre également hors des bulles et des cases, au travers d'objets et d'images… Sa complice, Céline Badaroux-Denizon (Grafik Et Grafok), lui donne même un prolongement presque cinématographique avec la création de costumes issus des livres et leur mise en scène soignée, qui permettent de saisir en photo des Alice Barnes et Victor Neville plus vrais que nature… Les Carnets du kimono nous offre une plongée graphique et théâtrale dans les coulisses de cet univers. Un "art-book" étonnant, un régal pour les yeux..."

Voici donc le quatrième tome de la série Le chat du kimono, bien que ce livre ne soit pas vraiment la suite des trois tomes précédents, mais plutôt un livre qui reprend les influences, les ambiances et les styles si particuliers que l'on a pu voir lors de la lecture des trois premiers tomes.

Les carnets du kimono est un recueil de photos et d'illustrations dans lequel nous retrouvons donc l'atmosphère victorienne et Art Nouveau de toute la série. Il y a donc des arabesques, des animaux (beaucoup de chats, mais aussi des oiseaux, des lapins, des girafes, des singes, des poulpes, etc), du thé et tout le matériel qui y est lié, Sherlock Holmes et le docteur Watson, des dessins dans le style des estampes japonaises, Alice au Pays des Merveilles, des photos des costumes des personnages qui ont été réalisés par Céline Badaroux-Denizon, des boîtes à thé décorées, des patrons pour faire des figurines en papier, etc.

J'ai beaucoup aimer feuilleter cet ouvrage aux magnifiques dessins et couleurs ! Enfin, je dis magnifique, mais je les trouve ainsi parce qu'ils correspondent à mes goûts, mais même sans ça, je pense que le livre reste très agréable à regarder. On retrouve vraiment les éléments qui forment les décors, les couleurs, l'environnement des récits de la série du Chat du kimono, le tout très soigné et plaisant à parcourir.

Voici quelques exemples de ce que contiennent les pages de ce livre (source) : 

Un homme louche, François Beaune (2009)

"Un homme louche se partage en deux cahiers, deux époques de la brève existence de Jean-Daniel Dugommier : l'histoire d'un adolescent précocement interné puis, après une ellipse de vingt-cinq ans, celle d'un adulte quasi normal portant un regard brutalement distancié sur son passé, son entourage et l'insolite du quotidien. Dans ce roman, diversité des registres et humour noir louchent assurément du côté de la liberté déjantée et foisonnante de la littérature anglo-saxonne."

Je ne me souviens pas de comment ce titre a pu arriver sur ma liste de livres à lire, mais je suis très curieuse de retrouver la source de cette idée tant ce livre m'a plu.

Cet ouvrage se divise en deux partie, chacune étant un journal intime d'une même personne, à savoir Glaviot, ou plus officiellement, Jean-Daniel Dugommier. Le premier journal est écrit alors qu'il a 13 ans, qu'il est un adolescent solitaire qui effraie les autres, qui a les cheveux gras, écoute du métal à fond et surtout observe, il mène notamment des études les adolescente, la famille et les salles d'attente. Le deuxième journal est écrit un quart de siècle plus tard alors que Jean-Daniel vit seul, séparé de la mère de son enfant, ce dernier s'étant suicidé. Il observe toujours beaucoup, notamment une infirmière divorcée qu'il vient régulièrement voir en se cachant dans une haie, toujours dans le but d'étudier les gens. Lui-même s'interroge : "Combien de gens comme moi se cachent dans les haies ? Qui fait encore l'effort de comprendre ? Je suis le regard posé sur mon époque. Un homme louche. Le véritable ethnologue de mes semblables."

Ce livre m'a énormément plu tant par son personnage perturbé que par le ton ironique qu'il emploi pour décrire et analyser ce qui l'entoure. La première partie surtout est très bonne : sarcastique, lucide, sincère, drôle. La seconde partie est bien aussi, mais pas autant que la première, il faut dire que le personnage est désabusé, cela joue sur le rythme. Apparemment, François Beaune est également l'auteur d'un autre ouvrage, Un ange noir, que j'ai d'ors et déjà réservé en vue d'un prochaine lecture (bien que les critiques pour ce deuxième ouvrage soient mitigées...).

Les tribulations d'un mage en Aurient, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 17) (1994)

"Figé dans un immobilisme séculaire derrière sa Grande Muraille, voici l’impénétrable empire agatéen d’Aurient.
La tourmente va le saisir par l’effet d’un petit livre révolutionnaire : Ce que j’ai fait pendant mes vacances. Que s’unissent les travailleurs, qui n’ont rien à perdre que leurs buffles d’eau ! Et, tandis que les seigneurs de la guerre s’affrontent pour le pouvoir, l’Armée rouge se dresse (moyenne d’âge : 8 ans), guidée par le Grand Mage Rincevent (vous avez bien lu), de retour en tête d’affiche.
Mais la Horde d’Argent s’approche de la Cité interdite où réside l’empereur ; six héros cacochymes, dont un en fauteuil roulant, sous la conduite de Cohen le Barbare (90 ans bien sonnés, 1,50 m avec les semelles orthopédiques). L’affrontement est inévitable
."

Je continue avec la lecture des Annales du Disque-Monde avec ici le dix-septième tome (sur trente-quatre traduits en français).

Dans ce texte, nous retrouvons Rincevent, ou plutôt, c'est l'Université de l'Invisible qui le retrouve pour l'envoyer en mission après qu'un albatros ne soit pas arrivé, et surtout pas muni d'un message demandant un "grand maje". Rincevent se retrouve donc sur le continent Contrepoids après que la machine Sort l'y ait téléporté en lieu et place d'un canon à la mèche enflammée. Une fois là-bas, il se retrouve lié à une pseudo-révolution polie dans un pays où l'obéissance est instinctive et où les gens passent leur temps à tenir des buffles qui fertilisent la boue. En parallèle la Horde Argentée, groupe de barbares plus très jeunes, tente d'entrer dans la Cité Interdite pour s'emparer de l'Empire. Le tout sur fond d'attente de la mort du souverain et de la lutte de clan qui s'ensuivra.

J'ai beaucoup aimé ce tome qui, je trouve, est supérieur aux précédent que ce soit au niveau de l'intrigue ou du langage.L'intrigue est plus consistante et amène une réflexion politique : ceux qui parlent au nom du peuple ont-ils vraiment demandé à celui-ci ce qu'il voulait ? certaines révoltes n'arrangent-elles pas le pouvoir en place ? Quant à la langue, j'ai trouvé qu'elle s'adressait à un publique un peu plus âgé, plus mûr que par rapport aux précédents tomes. Bref, on pourrait dire qu'il s'agit là du "livre de la maturité" ! :)

It is not a piece of cake, Nancy Peña (Le chat du kimono, tome 3) (2011)

"Suite à un nouveau pari lancé par deux lords de la très haute société victorienne, Victor Neville est envoyé en Ecosse, à Montrose Castle. Sa mission ? Retrouver la recette des succulents « black shortbreads » inventée en son temps par la Duchesse de Montrose, Moira Grantham.
Face à lui, la très jolie, mais non moins dangereuse Alice Barnes (rencontrée dans Tea Party), mais aussi… son propre frère, Percy Neville, mandaté par Sir Barnes pour prêter main forte à sa fille.
Les retrouvailles entre les deux frères ne manquent pas de sel. Leur père, Lawrence Neville, fut employé à Montrose Castle. Cookery Counseller de génie, il chercha en vain cette fameuse recette avant de trépasser dans d’étranges circonstances… Or, Neville père était à la fois un cuisinier virtuose et un espion de talent.
Chacun de ses fils ayant hérité d’une seule de ces qualités, pourront-ils s’affronter et néanmoins mettre la main sur cette recette ?
"

Voici donc le troisième tome de la série du Chat du Kimono, dans lequel nous retrouvons nos personnages au moment de l'intrigue où nous les avions laissés au tome précédent, à savoir après le pari des deux lords, Clifford Barnes et Henry MacDale, pour trouver le meilleur thé qui soit et alors qu'un personnage évoquait les meilleurs shortbreads qu'il ait jamais mangés.

Les deux lords se confrontent donc, par le biais de leur cookery counsellers, pour trouver la fameuse recette des blacks shortbreads : quel est l'ingrédient mystérieux qui leur donne leur couleur ? Pour cette mission, Henry MacDale réengage Victor Neville qui lui avait trouvé le thé permettant sa victoire, et son rival, Clifford Barnes, envoie sa fille, Alice, et Percy Neville enquêter. Les deux frères qui se retrouvent donc en compétition, et cela dans le domaine même où leur père décéda après avoir lui aussi cherché l'ingrédient secret des black shortbreads...

Encore un livre qui m'a enchantée parce qu'il regroupe des couleurs, des traits, des ambiances, etc que j'apprécie. Et encore une fois, j'aimerais en avoir plus, que ce soit plus dense, plus consistant tellement j'aime. L'ambiance victorienne, le château et les landes d'Ecosse, l'ingrédient secret de la recette, le kimono, le chat, forme un tout qui réunit beaucoup de choses que j'aime et/ou qui m'intéressent, et le graphisme ne gâche absolument rien, bien au contraire ! En tout cas, il me reste encore un tome de cette série, mais ça ne sera pas une nouvelle intrigue mais un recueil d'images.

L'appel de Cthulhu, Howard Phillips Lovecraft (1926)

"Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d'années dans sa demeure sous-marine de R'lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l'inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s'opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d'outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?"

Voici une nouvelle que j'ai lue parce qu'il s'agit tout de même d'une base du fantastique, Cthulhu étant un personnage mythique très souvent repris et parodié. En tout cas, m'étant trouvée à court de lecture, j'ai pioché dans la bibliothèque de mon autre significatif ce texte que je souhaitais lire depuis longtemps.

L'histoire commence alors que le narrateur se retrouve à régler l'héritage de son grand-oncle, professeur de sémitique, décédé peu de temps auparavant. Il prend alors connaissance d'un dossier regroupant des coupures de presse et des notes concernant des évènements étranges, délirants même, mais tous liés entre eux : cauchemars d'artistes, culte en Louisiane, etc, faisant allusion à un culte des Grands Anciens, des dieux venus des étoiles apparus avant l'humain, avant la Terre même, et qui attendent de revenir. L'Ancien dont il est question ici est Cthulhu, un monstre gigantesque bipède, ailé, à tête de pieuvre et pourvue de longues griffes molles. Le narrateur va découvrir toute la documentation à se sujet et compléter ensuite lui-même le dossier par la suite, avant de le refermer tant cela est dérangeant.

Cthulhu est un personnage qui a énormément été repris dans la culture fantastique mais aussi populaire, et à cause de cela, je m'était faite une idée fausse du texte : je m'attendais à de la science-fiction avec des monstre dans un style délirant et kitsch très années 70, et j'ai eu tout faux. Cette nouvelle date et se déroule dans les années 1920 et tient plutôt du récit d'horreur fantastique, ce qui me plaît nettement plus et fait de ce texte une bonne surprise pour moi.

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