Aimez-moi, maintenant, Axl Cendres (2008)

"Etre aimé. C'est tout ce à quoi aspire le héros de ce roman, orphelin de naissance. Lorsqu'il apprend qu'il possède un Q.I. exceptionnel, il croit découvrir l'équation idéale: pour être aimé, il faut réussir. Alors, il réussit - internat, hautes études, fac de médecine. Grâce à "l'Etat, son parent qui l'aime", il finit major de sa promo. Mais un jour, il comprend que l'équation est fausse... Tout son système s'écroule, et lui avec. Il entre dans un café au hasard, et rejoint les siens. Les Désespérés."

Voici donc un des livres que j'ai acheté lors d'un salon du livre (j'en parle ici) puisque cela faisait déjà un moment que j'avais envie de lire un texte d'Axl Cendres.

Le récit débute alors que le narrateur est un enfant, et c'est l'assistance publique qui se charge de lui et de le placer dans des familles d'accueil. Un jour, après une bagarre de trop, il se retrouve dans une maison de redressement où on lui annonce qu'il a un QI très élevé. Il est alors pris en charge plus spécifiquement et réussi brillamment ses études et enchaîne ensuite sur des études de médecine. Il ment aux gens, mais pour leur faire plaisir, et les manipule, mais pour mieux se fondre dans le décor et faire ce que l'on attend de lui. Il ne s'agit pas d'être méchant ou pervers ici : le narrateur veut être aimé. Pour cela, il travaille pour toujours réussir puisqu'il associe réussite à amour et estime. Mais il découvre un jour que ce n'est pas aussi simple que ça...

J'ai bien aimé ce livre, en particulier pour la première partie, avant que le narrateur ne tombe des nues en réalisant que le "calcul" sur lequel il s'était basé était erroné et que les choses ne sont pas aussi simple et logique qu'il ne le pensait. Le ton utilisé m'a également plu : le narrateur est comme témoin de sa vie, dissocié de lui-même et manque de spontanéité puisqu'il est toujours dans la réflexion en vue d'agir comme on s'attend qu'il le fasse. La suite de l'histoire, une fois qu'il a rejoint les Désespérés est bien également, mais peut-être un peu convenue, c'est le style du récit et les remarques faites par le narrateur qui donnent de la personnalité au texte. Donc ce livre m'a bien plu et maintient ma motivation à lire l'autre livre d'Axl Cendres que je m'étais procuré, Mes idées folles.

"It's my favorite."

(Source)
"Why yes, i do enjoy when you sit and talk to me while i'm trying to read an awesome book. It's my favorite."

Va-t-en guerre, Terry Pratchett (Les Annales du Disque-Monde, tome 21) (1997)

"Au milieu de la mer Circulaire, une île a fait surface entre les territoires d'Ankh-Morpork et d'Al-Khali, capitale du Klatch. Les deux cités en revendiquent la propriété. Le ton monte. Des foules se rassemblent. D'anciennes querelles se ravivent. Ils sont pas comme nous. Et, lorsque le Klatch dépêche à Ankh-Morpork un ambassadeur extraordinaire, une flèche l'abat au cours d'un défilé dans la cité. Alors, tandis que deux armées vont se mettre en marche, le commissaire divisionnaire Vimaire, du Guet municipal, ne dispose que de quelques heures, avec ses mulets, pour s'occuper d'un crime si grave qu'il n'existe aucune loi pour l'interdire : la guerre."

Cela faisait un moment que je n'avais pas lu de Terry Pratchett, non pas que j'aie abandonné ma lecture des Annales du Disque-Monde, c'est juste que le vingt-et-unième tome, Va-t-en guerre n'était pas disponible à la bibliothèque et que je n'osais pas emprunter à mon compagnon l'exemplaire qu'il a (parce que je trimballe beaucoup les livres dans mon sac à main, ce qui risque de les abimer quand il ne sont pas couverts comme à la bibliothèque). J'ai quand même fini par mettre la main sur ce fameux tome et continuer ainsi ma lecture.

Le récit début alors que des pêcheurs sont sur la mer entre Ankh-Morpork et le Klatch et qu'ils s'aperçoivent qu'il y a une ville, et donc des terres juste sous-eux, terres qui n'avaient pas été recensée jusqu'à présent. Des tensions apparaissent alors entre les deux territoires encadrant Leshp, l'île émergente, car chacun convoite cet endroit stratégiquement placé, et la guerre menace de se déclencher. Et cela d'autant plus que quelqu'un manœuvre pour politiser une tentative d'assassinat, de manière à ce qu'Ankh-Morpork déclare la guerre au Klatch. Le Guet mène alors l'enquête et doit résister aux pressions et ne pas se fier aux indices un peu trop évidents...

Va-t-en guerre est encore un bon Pratchett, avec une écriture dense et pleine de double-sens et d'humour, mais aussi plein de bon sens par rapport au thème abordé : celui de la guerre. Il s'agit pourtant d'un sujet pas joyeux, plutôt sérieux, mais il nous apparaît ici sous un angle drôle, absurde même, ce qui fait d'ailleurs ressortir la naïveté et la bonté du caporal Carotte. Bref un bon cru une fois de plus, ce qui devrait me motiver pour ne pas laisser autant de temps que la dernière fois avant la lecture du prochain tome.

La carte du pendu, Jeffery Deaver (2005)

"L'inspecteur Lincoln Rhyme et sa partenaire, Amelia Sachs, mènent pendant 48 heures une véritable course contre la montre à travers les rues de Manhattan pour neutraliser le tueur à gages qui a tenté d'assassiner Geneva Settle, une adolescente de Harlem. Ils doivent remonter le temps et fouiller dans la vie de Charles Singleton, l'ancêtre de Geneva, un esclave affranchi, militant actif du mouvement des droits civiques. Que s'est-il réellement passé ce soir de juillet 1868 où il a été arrêté ? Jeffery Deaver tisse la trame d'un récit au rythme effréné."

Ayant déjà appréciés plusieurs romans de Jeffery Deaver et ayant envie de lire des romans policiers, j'ai décidé de piocher à nouveau dans sa bibliographie., au hasard une fois de plus (parmi ce qui était en rayon à la bibliothèque).

L'histoire commence alors qu'un jeune fille, Geneva Settle, fait des recherches sur un de ses ancêtres dans un musée et que quelqu'un tente de s'en prendre à elle. Étant plutôt futée, elle parvient à esquiver et à prévenir la police. Celle-ci lance donc une enquête dans laquelle se trouvent impliqués Lincoln Rhyme et Amélia Sachs. Ils vont devoir déjouer de nombreuses fausses pistes pour mener à bien leurs investigations et, surtout, se plonger dans la vie de l'ancêtre de Geneva, Charles Singleton, qui a vécu au moment de la Guerre de Sécession, puisque la clé de cette affaire semble être en rapport avec lui.

Là encore, il s'agissait d'un roman avec Lincoln Rhyme et ses acolytes (tout comme Le vitre brisée), donc cela me fait continuer dans la voie de ne pas lire ce cycle dans l'ordre, mais ce n'est pas forcément nécessaire puisque les informations utiles à la présentes histoire sont rappelée de toute façon. Bref, j'ai bien aimé ce livre : c'est écrit et bien ficelé, il y a juste sur la fin que j'ai commencé à un peu moins apprécié. En effet, les méchants se montrent bien trop ingénieux pour détourner les soupçons et mener les enquêteurs sur des fausses pistes, ça devient très peu crédible. Mais malgré cela, ce texte m'a bien occupée et ne m'a pas déçue.

La splendeur des Lansing, Edith Wharton (1922)

"Susy et Nick Lansing passent leur voyage de noces en Italie chez des amis plus fortunés. Leur mariage d'amour et le pacte qui les lie ne sauraient souffrir de concessions ou de bassesses. Mais les idéaux peuvent-ils se heurter à la dure réalité du couple et de la vie mondaine ?
Lorsque Suzy accepte un marché peu moral qui lui permet de faire partie de la jetset, le conflit larvé qui les mine déjà se déclenche...
Dans ce roman flamboyant, passion et raison s'opposent toujours, orgueil et jalousie rencontrent inlassablement les caprices du destin
."

Je suis tombé par hasard sur ce livre qui se trouvait parmi les livres venant d'être rendus par les lecteurs de la bibliothèque. Comme l'auteur est Edith Wharton, cela m'a interpellé parce qu'il y a quelques années, j'avais déjà lu Chez les heureux du monde, texte qui m'avait plutôt bien plu, donc je me suis dit que c'était l'occasion de relire quelque chose de cette auteur.

Dans ce livre, nous avons donc Susy et Nick qui ne sont pas riches mais évoluent parmi ceux qui le sont. Ils sont en quelque sorte des parasites qui reçoivent des largesses et des cadeaux en échange d'un oreille attentive, d'un service rendu, etc. Sauf que cela est assez précaire, c'est pourquoi Suzy et Nick décident de se marier. Non pas par amour : c'est un contrat dans lequel ils s'engagent. A court terme, cette union apprtera de la nouveauté au sein du groupe auquel ils appartiennent, mais aussi, et surtout, des cadeaux de mariage et des prêts de villa pour leur lune de miel. Et, à plus long terme, ils se sont mis d'accord pour que si l'un trouve une situation plus intéressantes, le couple divorce. Or, c'est ce qui menace alors que Nick a quitté Venise sur un coup de tête et que Susy retrouve Strefford qui vient de recevoir un héritage.

J'ai bien aimé lire ce livre, mais moins pour l'intrigue elle-même que pour le ton et l'écriture. L'ambiance de l'époque et du milieu dans lequel évoluent les personnages est très bien restituée, même si on peut dire que les personnages sont un peu convenus. Du coup, l'écriture fine et le ton ironique d'Edith Wharton font la différence et relèvent le niveau du livre. La splendeur des Lansing est donc un texte agréable à lire, même s'il n'est pas non plus inoubliable.

La planète des sages : encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies, Pépin & Jul (tome 1) (2011)

"Les plus grands philosophes de l'humanité réunis en un seul ouvrage ? C'est le pari fou de cette encyclopédie : rendre vivants les personnages et les concepts qui ont bouleversé notre perception de l'existence ! Pénétrez avec légèreté dans l'existentialisme, le taoïsme, la mystique chrétienne ou le postmodernisme... Baby-sitting avec Foucault, football avec Freud, jardinage avec Voltaire... Découvrez toute la variété de la pensée humaine, mise en scène avec l'humour mordant de Jul et la malice de Charles Pépin. 3 000 ans de pensée mondiale rendus accessibles à tous : en refermant ce livre, vous ne verrez plus jamais le monde de la même façon !"

J'avais repéré ce livre lors de sa sortie parce qu'il avait l'air bien intéressant : présenter les grands penseurs et leurs principales idées, le tout avec humour est toujours instructif. Presque un an après, je viens enfin de le lire.

Le livre nous présente donc des philosophes, mais pas seulement, il s'agit plus largement de penseurs puisqu'on y trouve également Sigmund Freud, Pierre Bourdieu, etc, et également le Collège de France et l'Ecole Normale Supérieure. Chaque personne ou institution est présenté sur une double page : à gauche, une planche de bande-dessinée et à droite, une biographie et une présentation des travaux et concepts du penseur dont il est question. Le ton est humoristique et les propos très accessible : cela permet d'y voir plus clair dans les pensées de chacun de ces grands noms que nous connaissons mais pour lesquels nous ne savons pas ce qu'il y a derrière.

Le livre est donc agréable à lire et accessible, mais je l'ai malgré tout trouvé inégal : certaines planches n'apportent rien, sont tirées par les cheveux, voire sont sans intérêt, et certains textes sont parfois hors-sujet dans la mesure où il présente moins le penseur et ses idées que des choses autres. Malgré cela, l'ouvrage reste intéressant, surtout si on souhaite rapidement savoir qui pense quoi ; c'est donc aussi bien un livre à feuilleter, à ouvrir en fonction de ses interrogations, qu'à lire d'une traite. C'est donc un livre qu'il peut être pas mal de posséder afin de le consulter lorsque l'on croise le nom d'un philosophe et qu'on ne sait plus trop sur quoi il a travaillé. Par ailleurs, il est précisé que ce livre est le tome 1, ce qui sous-entend qu'il y aura un tome 2, et même si celui-ci n'est pas encore sorti, je pense que je le lirais probablement.

Le Feu de Dieu, Pierre Bordage (2009)

"Prévoyant la catastrophe, Franx a convaincu les siens de fortifier le Feu de Dieu, une ferme du Périgord, conçue pour une autonomie totale de plusieurs années. Mais le cataclysme le surprend à Paris et, pour rejoindre sa famille, il entreprend une impossible odyssée, à pied dans des ténèbres perpétuelles en compagnie d'une autre survivante, une petite fille muette. Pendant ce temps, dans l'arche transformée en bunker, sa femme et leurs deux enfants se retrouvent sous la menace d'un dangereux paranoïaque qui a pris possession des lieux...
Défiant sur leur terrain les maîtres du scénario catastrophe, Bordage conduit son récit à un rythme et dans un suspense impitoyables.
Le lecteur suit, halluciné, cette quête pour la vie dont il sortira, comme les personnages du roman, transformé, pacifié et grandi
."

J'ai lu ce livre après qu'une collègue me l'ait conseillé, et je lui ai fait confiance puisque cela fait plusieurs fois que nous nous retrouvons à vouloir emprunter les mêmes livres, c'est donc que nous devons avoir quelques goûts en commun. En plus, elle m'a dit que si j'avais lu et aimé La route de Cormac McCarthy -qui m'avait plus- j'aimerais aussi ce livre. Et pour finir, l'auteur est Pierre Bordage, un auteur dont je croise régulièrement le nom et dont je sais qu'il est un auteur prolifique en textes fantastiques mais dont je n'ai rien lu, donc je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir sa bibliographie.

L'histoire débute alors que Franx est à Paris pour régler une succession. Franx est installé dans le Périgord avec sa famille, et il a fondé une communauté dans un ancien château. Le but de cette communauté est de se regrouper pour être apte à survivre une fois qu'un cataclysme annoncé vienne bouleverser la planète. Sauf que ce fameux cataclysme arrive avec deux mois d'avance, alors que Franx est à plusieurs centaines de kilomètres de l'abri qu'il a passé des années à se constituer. Il va alors partir en vu de rejoindre sa famille, malgré des conditions météorologiques qui se détériorent très rapidement et une société qui se retrouve bouleversée, chacun agissant pour soi.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui fait en effet penser à La route de McCarthy sur plusieurs points (long périple dans des conditions de fin du monde, un adulte et un enfant, les épreuves auxquelles les personnages sont confrontés), mais qui en diffère aussi  : là, l'action se déroule en France, à notre époque, nous en savons un peu sur ce qui a provoqué le bouleversement et il y a une pincée de paranormal. Ce dernier point est ce qui m'a un peu déroutée d'ailleurs : certains personnages ont des pouvoirs psychiques or tout le reste du roman fait très réaliste. Heureusement, c'est un aspect qui est secondaire, du coup cela ne m'a que très peu gênée. En tout cas, le fait que ce livre m'ait plu m'a donné envie de découvrir d'autres livres de cet auteur, et c'est d'ailleurs pour cela que je me suis procuré un autre de ces livres quelques jours après cette lecture (j'en parle ).

Simetierre, Stephen King (1983)

"La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Eileen, leur fille Rachel, le bébé Gage et leur chat) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne. Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d'en face, qui lui montre le quartier et particulièrement un petit cimetière aux animaux avec sa pancarte mal orthographiée créé par les enfants de la ville.
Un jour, le chat se fait écraser. Creed décide de l'enterrer avant que les enfants ne découvrent le désastre, et demande de l'aide à Jud. Pendant qu'ils enterrent le chat, le vieil homme lui raconte à demi-mots une légende qui court sur ce cimetière.
Puis le chat revient. Vivant. Mais pas tout à fait le même. Et c'est alors qu'un nouveau drame surgit.
"

Voici un livre que j'ai lu parce que j'avais envie de livre des textes de Stephen King. Cet auteur est une référence en matière de littérature d'horreur et de fantastique, mais je n'ai finalement lus que très peu de textes de lui, et pas les plus connus en plus. C'est pour cela que j'en ai choisi trois parmi les plus connus et appréciés, Simetierre, Ça et Sac d'os, que je vais lire prochainement. Voici donc le premier de ma liste que j'ai pris parce que c'est le premier que j'ai trouvé et puis il y a un chat sur la couverture.

L'histoire commence alors que la famille Creed vient s'installer dans sa nouvelle maison, maison située dans une petite ville et dans une rue qui est plutôt une route, empruntée par de gros camions d'ailleurs. Tout ne commence pas très bien puisque les enfants se blessent avant même d'avoir pu entrer dans la maison : l'une s'écorche et l'autre se fait piquer par un insecte. Et une fois l'emménagement fait, les choses ne s'améliore pas puisque le père, Louis, qui est médecin à l'université locale, doit faire face au décès d'un étudiant, cela dès le jour de la rentrée. Peu après, le chat de la famille est renversé par un camion sur la route devant la maison. C'est alors que Jud, le voisin d'en face et ami de Louis, le père qu'il aurait aimé avoir d'après ses propres mots, l'emmène par le petit chemin qui passe derrière la maison de Louis, le fait arriver au cimetière des animaux, lieu fréquenté par les enfants du coin et où sont enterrés les animaux domestiques et, au lieu de s'arrêter là comme la fois où il avait montré cet endroit à la famille Creed, il emmène Louis au-delà de la pile de tronc d'arbres, celle-là même qu'il lui avait interdit de franchir. Ils vont alors arriver dans un paysage sombre, marécageux, empli de sons étranges, etc, qui va les mener jusqu'à un autre cimetière où ils vont enterrer le chat. Et celui-ci réapparaîtra le lendemain, vivant, mais plus le même qu'avant, ce qui va donner des idées à Louis quand un drame touchera sa famille.

J'ai beaucoup aimé ce livre qui est captivant, angoissant et très bien écrit. Le style est fluide et l'intrigue prenante, on ne voit pas passer les plus de 600 pages qu'il compte tellement on est pris dans le livre à vouloir savoir la suite. Si vous voulez une lecture légère avec une fin heureuse, passez votre chemin ! Au cours de la lecture, on sait que rien ne peut arriver de bien et que chaque page nous mène vers une aggravation et un assombrissement de la situation, et cela de manière irréversible. Mais malgré ce côté oppressant, le livre est captivant !

25e heure du livre du Mans 2012 (3/3)

Et pour finir, je suis allé m'aventurer dans la zone des stands consacrés à la jeunesse. Ce n'est pas vraiment le domaine éditorial qui m'intéresse le plus, bien qu'on y trouve des albums aux jolies illustrations, mais j'étais à la recherche du troisième et dernier auteur que j'avais repéré, à savoir Axl Cendres.

Je n'ai encore rien lu d'elle, mais j'ai déjà parlé ici de la collection Exprim' chez qui cet auteur est publiée, une collection qui me plaît bien, que je trouve audacieuse, et qui a mes yeux fait une passerelle entre la littérature jeunesse et celle destinée aux adultes.

En arrivant au stand où était Axl Cendres, je ne savais pas trop pour lequel de ses livres j'allais opter puisque je n'ai encore rien lu de cet auteur. Malgré les conseils des gens présents qui me suggéraient le dernier de ses ouvrages, j'ai opté pour deux autres : Aimez-moi maintenant et Mes idées folles. De ce dernier j'ai pas mal entendu parler sur les blogs, je n'ai pas lues les critiques le concernant, ou je les ai juste survolées et oubliées à ce jour, mais il me semble que les avis avaient l'air bon, donc autant tester par moi-même.


D'après les quatrièmes de couverture, je pense que ces deux livres devraient bien me plaire bien qu'ils semblent assez différents : j'en parlerai de toute façon ici quand ils auront été lus !


Voilà donc pour ma visite de ce salon du livre duquel je reparti les mains remplies et le compte en banque un peu vidé, mais bon, j'aime les livres et je ne m'en achète que rarement, donc autant en profiter quand l'occasion se présente, surtout qu'à priori tous mes achats devraient me plaire !

25e heure du livre du Mans 2012 (2/3)

Suite de mes pérégrinations sur le salon... En continuant à me balader dans les allées, je suis tombé sur le stand de L'Atalante où se trouvait Pierre Bordage. De lui, je n'ai lu qu'un seul livre (Du Feu de Dieu, lu il y a quelques jours !) qu'une collègue m'avait conseillé, mais je sais que c'est un auteur français connu en matière de roman d'anticipation, uchronie, fantastique, etc.Comme le livre de lui que je viens de livre m'avait plu, j'avais envie d'en découvrir d'autres. Pierre Bordage m'a demandé ce que j'avais déjà lu de lui afin de me conseillé, et en l’occurrence, il m'a suggéré Porteurs d'âmes, que j'ai acheté puisque le résumé me tentait bien.


Et tant qu'à être là et avoir l'auteur sous la main, je me suis dit que j'allais aussi prendre un livre pour mon compagnon. Ce dernier a déjà lus plusieurs livres de Pierre Bordage et il m'avait dit que c'était un vite répétitif, du coup, il n'avait pas envie d'en lire d'autres. Bon, je lui en ai quand même pris un, Ceux qui sauront, premier d'une série de trois, en me disant que s'il ne le lit pas, je le lirais. Et en plus, j'ai eu de la chance puisqu'il s'agit là d'un livre qu'il n'a pas déjà lu.


Et puis, alors que je m'apprêtais à passer à la caisse avec mes achats, qu'ai-je vu ? Coup de tabac, le dernier Terry Pratchett qui ne sort que le 25 octobre et qui était donc vendu en avant-première. Du coup, je l'ai acheté pour mon compagnon parce qu'il a lu toute la série des Annales du Disque-Monde, et bien que les derniers volumes l'aient déçus, je me suis dit que ça pouvait tout de même l'intéresser. En plus, je le lui emprunterais sûrement quand j'aurais avancé dans ma lecture de cette série, donc ce n'est pas un achat inutile de toute façon !

25e heure du livre du Mans 2012 (1/3)

Aujourd'hui, comme à peu près tous les ans depuis des années, je me suis rendu au salon du livre annuel qui a lieu pas loin de chez moi. Avant de m'y rendre, j'avais déjà fait du repérage parmi la liste des auteurs invités afin de repérer les auteurs susceptibles de m'intéresser. Il y en avait quatre, mais l'une d'entre eux n'était là que le dimanche (demain donc), or c'est le samedi que je m'y rendais. Mais bon, tant pis, j'ai de toute façon été très satisfaite du temps que j'ai passé sur le salon, et j'ai évidemment acheté quelques livres.

Normalement, je m'interdis de m'acheter des livres parce que je lis tellement que je n'aurais pas les moyens de financer ma frénésie de lecture, cela poserait -et pose déjà un peu- un problème de place pour ranger les ouvrages et en plus de cela, je travaille dans une bibliothèque ce qui signifie que j'ai accès presque tous les jours à des dizaine de milliers de livres, donc autant les emprunter (surtout que je ne ressens pas le besoin de posséder les livres que le lis).

Malgré cela, il y a quelques entorses à cette règle que je me suis fixée, et il y a donc des cas dans lesquels je m'achète des livres, à savoir :
- quand il s'agit d'un livre que je tiens vraiment à lire et qui n'est pas à la bibliothèque,
- quand il s'agit d'un livre que j'ai beaucoup aimé et/ou que je sais que je vais relire,
- quand j'ai l'occasion de le faire dédicacer (ce qui a été le cas ici),
- et quand c'est pour offrir (ce qui a aussi été valable ici).

Voici donc le bilan de ma visite à la 25ème du livre !

Des auteurs que j'avais envie de voir et qui se trouvaient présent sur le salon, le premier que j'ai croisé a été David Le Breton. Il y a quelques années (environ trois ans je crois), j'avais lus plusieurs textes de sa plume concernant les marques sur le corps, les piercings et les tatouage, et la tentation du risque, notamment à l'adolescence. Tous ces écrits m'avaient intéressés, du coup, je suis passé au stand où il était pour voir s'il n'y aurait pas un livre qui pourrait m'intéresser et j'ai trouvé Marcher : éloge des chemins et de la lenteur.



J'ai opté pour cet ouvrage parce que la quatrième de couverture avait l'air tentante, et en plus, j'aime bien marcher, mais vite et avec un but, vers quelque chose, contrairement à la marche plus lente et réflexive dont il a l'air d'être question dans l'ouvrage. En tout cas, ce texte m'intéresse quand même !

Le coeur sous le rouleau compresseur, Howard Buten (1984)

"Gil pointe son arme sur la mère de Jessica. Où est-elle ? Il veut savoir. L’année passée dans un hôpital, enfermé à cause de la bêtise des adultes, lui a laissé le temps de réfléchir. Aujourd’hui, le jeune adolescent n’a plus qu’une seule idée en tête : retrouver celle qu’il aime. Par tous les moyens."

Ce livre est la suite de Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, dont j'ai parlé ici. Je ne pense pas que je l'aurais lu si ces deux textes n'avaient pas été réunis en un seul volume, me les mettant ainsi tous deux à disposition. Donc tant qu'à avoir lu le premier, j'ai lu le second.

Dans cette suite, nous retrouvons Gil, l'enfant de Quand j'avais cinq ans..., lors de son adolescence et alors qu'il est adulte. Malgré son année passée aux Pâquerettes, Gil est devenu un adolescent sans problèmes particulier : il vit avec ses parents, connaît les flirts et les rivalités de l'adolescence, etc. Alors qu'il aurait pu intégrer une grande université, il a fait le choix d'en choisir une moins réputée afin de rester avec son ami Shrubs. Grandissant à la fin des années 1960 et au début des années 1970, il se retrouve pris dans les courants de pensée de l'époque et la conscription est une préoccupation principale de sa génération. La seule chose qui dénot, c'est son obsession pour Jessica, qu'il finira par retrouver.

J'ai été déçue pas ce livre. Le premier ouvrage, sans m'avoir enthousiasmée, m'avait plutôt plus, mais là, j'ai trouvé le texte ennuyeux, plat, surtout les passages en rapport avec Jessica. Par contre, ceux traitant de l'ambiance et des préoccupations des années dans lesquelles se déroule l'histoire m'ont un peu plus intéressée. Mais cela ne m'a pas épargné une impression globale décevante, surtout que le sujet -comment évolue un enfant qui a commis un délit sans le faire exprès dans sa jeunesse- avait un bon potentiel...

Une disparition, Elsa Fottorino (2012)

"Hélène Tessier, jeune femme élégante, rejoint un pensionnat de jeunes filles dans l’espoir de fuir l’emprise de sa mère et la province. Nous sommes à Paris, dans le XVIème arrondissement. Nous sommes dans les années 1960, reconnaissables à quelques indices encore que rien ne soit dit. Nous sommes surtout dans l’esprit d’Hélène dont la fragilité s’accentue au fil du temps. Hélène ou la tentation du gouffre.
Le tout sous le regard du démon Marie Dangerais, professeur de musique et artiste ratée. Entre Hélène et Marie, c’est la guerre. Trouble aussi d’une histoire ancienne qui refait surface dans le foyer des lycéennes, celle de la disparition d’une élève prénommée Anne-Lise Brisset. Comment a-t-elle pu disparaître du pensionnat ? Pourquoi l’affaire a-t-elle été étouffée ?
"

Voici un livre emprunté et lu par hasard alors que je regardais dans les rayons s'il y avait des livres tentants. Après avoir lu la quatrième de couverture du présent ouvrage, j'ai été assez aguichée pour avoir envie de le livre.

Il s'agit d'un roman initiatique dans lequelle Hélène, originaire de Granville est envoyée à Paris pour ses études. Hélène vit avec sa mère qui a manifestement été d'un meilleur niveau social mais qui s'est retrouvée à devoir tout vendre, à quitter Nevers pour Granville et à devoir économiser pour payer les études et le pensionnat de sa fille. Pendant l'année scolaire, Hélène rencontre Daniel un homme de trois fois son âge qui vient faire cours à la demande d'une enseignante, Marie Dangerais, qui a autrefois été amoureuse de Daniel et qui espère toujours, bien qu'elle soit mariée et que lui, quand il n'est pas dans une autre ville, fréquente régulièrement d'autres femmes. Dont Anne-Lise, une élève passée par le même pensionnat et la même école quatre ans auparavant et que personne n'a plus revu depuis.

J'ai bien aimé ce roman que l'on peut qualifier d'apprentissage. Hélène grandit et le fait de quitter sa ville natale pour Paris lui donne une certaine liberté, même elle manque d'argent et qu'elle se contente surtout de regarder. Sa rencontre avec Daniel engendre une sorte de flirt dans lequel chacun se fuit et se recherche, tout en provoquant des tensions avec Marie, qui elle est jalouse et espère toujours, depuis vingt ans, avoir Daniel pour elle. Le style est limpide, simple, des phrases brève et l'atmosphère qui se dégage de ce livre est à la fois intemporel et vieillot. Une lecture pas inoubliable, mais malgré tout agréable.

Celle que je suis, Vanyda (Celle que je... tome 3) (2011)

"Troisième et dernier tome de la plus juste des chroniques adolescentes : après Celle que je ne suis pas et Celle que je voudrais être, Valentine semble la première à pouvoir dire « celle que je suis ». Peut-être saura-t-elle concilier ses différents groupes d'amis, parler à Félix sans rougir, partager son temps entre les mangas, le hip-hop et, accessoirement, le bac français ?
Une grande réussite : les ados se sentiront enfin compris et les adultes se souviendront de ces années de formation bien chaotiques !
"

Après Celle que je ne suis pas (article ici) et Celle que je voudrais être (article là), voici donc le tome trois qui clôt la série Celle que je....

Valentine et ses amis rentrent en classe de première, les classes changent et d'anciennes connaissances réapparaissent. Les amitiés évoluent : Yamina étant monopolisée par son copain, Valentine passe alors plus de temps avec Juliette et Melvin qui lui font découvrir le break dance, Julie arrive au lycée et retrouve ses amies, Emilie revient aussi et Gaëlle s'affirme. Entre activités extra-scolaires, flirts, engagement et manifestation, amours transis, etc, l'année scolaire se déroule tranquillement.

Ce tome confirme mon impression sur cette série : l'adolescence et les années lycée y sont racontées avec le ton juste et exactitude. Dans ce troisième tome, les personnages ont encore évolués, leurs expériences des tomes précédents jouent sur leur caractère, c'est tout à fait crédible, les personnages tiennent la route, leurs relations sont tout à fait réaliste et il y a plein de détails qui rendent tangibles l'histoire (les postures, les vêtements, l'environnement, les accessoires, etc). Encore une fois, on peut se retrouver dans les personnages et reconnaître ceux qui nous ont entourés pendant ces années. Bref, une série dont j'ai appréciée la lecture et que je suis un peu triste de quitter parce qu'on s'attache aux personnages que l'on suit sur trois ans et que l'on voit grandir.

Muffins à la confiture de cassis

Voici une recette que j'ai faite parce qu'elle me permettait d'utiliser deux ingrédients dont je ne savais que faire. En effet, mon compagnon avait acheté de la confiture de cassis, mais il s'avère qu'il ne l'aime pas à cause de sa texture (trop compacte, gros morceaux). Et, la même semaine, j'ai acheté du lait de soja, par curiosité, pour goûter, et il s'avère que je n'ai pas aimé. Comme je n'aime pas gaspiller, j'ai préférer essayer de réutiliser ces deux ingrédients. Et j'ai donc opté pour une recette de muffins trouvée ici.

Ingrédients pour 6 muffins (mais ça m'en a fait 10) :
- 260 g de farine,
- 160 g de sucre en poudre,
- 2 oeufs,
- 80 g de beurre fondu,
- 125 ml de lait tiède (du coup pour moi c'était du lait de soja),
- 1/2 sachet de levure chimique,
- 1 cc d'extrait de vanille,
- confiture au choix (ici au cassis).

A la sortie du four : il est apparemment normal que la confiture tente de s'enfuir du muffins, dans ce cas, récupérez-là et étalez-là sur le gâteau !

Préparation :
1/ Préchauffez le four à 190°C (thermostat 6/7).
2/ Dans une jatte, mélangez la farine, le sucre, la levure et les œufs puis ajouter l'extrait de vanille, le lait tiède et le beurre fondu. Bien mélanger au fouet afin d'avoir une pâte bien lisse.
3/ Dans un moule à muffins anti-adhésif, remplissez à la moitié chaque emplacement avec la pâte, puis déposez une 1/2 cuillerée à café de confiture.
4/ Recouvrez ensuite de pâte de manière à ce que chaque emplacement à muffin soit rempli aux 3/4.
5/ Faites cuire pendant environ 20 minutes.
6/ Démouler une fois que c'est bien refroidi, puis savourez !


Pour le coup, cette recette réalisée pour tenter d'utiliser deux ingrédients dont nous ne savions pas quoi faire se révèle bonne ! Le goût vanille de la pâte compense l'acidité du cassis et la texture est moelleuse, encore qu'un peu sèche (la cuisson du four est assez approximative, j'aurais peut-être dû laisser cuire moins longtemps, ou mettre plus de lait et/ou de levure...), mais bon, il suffit d'accompagner les muffins d'une tasse de thé pour résoudre ce problème.


L'invisible, Robert Pobi (2011)

"Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue."

Voici un livre dont j'ai entendu parler début juillet dans une chronique sur France Info. Comme ce livre était très bien présenté, ce qui m'a donné envie de le lire. Et manifestement, il y a dû recevoir d'autres avis positifs car plusieurs de mes collègues l'ont déjà emprunté ou l'ont réservé.

Le principal personnage de ce récit est Jack Cole, ancien drogué et alcoolique au corps presque entièrement tatoué qui travail désormais pour le FBI. Il se voit obligé de revenir dans sa ville natale qu'il avait fuit à 17 ans alors que son père, artiste peintre mondialement reconnu, s'est immolé et est hospitalisé. Peu après son arrivée, il est contacté par la police locale car deux cadavres ont été retrouvés écorchés dans une maison au bord de la place. Les cadavres écorchés vont se multiplier tandis que l'assassin menace également la femme et le fils de Jack. Celui-ci pense que son père connaît le coupable et que les milliers de toiles qui se trouvent dans son atelier constituent une énigme dont la résolution donnera le nom du coupable. Et le temps de l'enquête est compté car un énorme ouragan électrique menace la côte, ce qui empêche les employés de police de se mobiliser complètement sur l'affaire des meurtres en série.

J'ai beaucoup aimé ce livre parce qu'il a un style dense, cohérent et qu'il est très bien écrit. L'intrigue tient en haleine et il est difficile de lâcher ce livre. Certes, vers la fin j'ai commencé à pressentir qui était le coupable, mais malgré cela j'ai quand même eu des surprises sur le quand et le comment. Bref, bien ficelé, je comprends tout à fait les bonnes critiques que ce livre a reçu, il s'agit indéniablement d'un très bon polar !

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