Le voleur de morts, Tess Gerritsen (2007)

"A travers la traque d'un tueur en série adepte du bistouri, Tess Gerritsen brosse un tableau captivant des débuts de la police scientifique. Boston, 1830. Alors qu'elle veille à l'hôpital sur sa soeur mourante, Rose sympathise avec Norris, futur médecin d'origine modeste. Afin de financer ses études, ce dernier vole des cadavres dans les cimetières et les vend ensuite au marché noir. Quand une vague de meurtres sanglants secoue la ville, c'est sur lui que se portent tous les soupçons. De son côté, Rose comprend qu'elle est suivie et menacée... De nos jours, dons le Massachusetts. Julia fait une découverte macabre dons son jardin : le squelette d'une femme assassinée plus d'un siècle auparavant. Intriguée, elle décide d'élucider ce mystère. Son enquête la mène sur les traces d'un homme surnommé le Faucheur."

C'est par hasard que j'ai emprunté ce livre qui était parmi les ouvrages récents de la bibliothèque et alors que je cherchais quelques chose à lire.

Le livre commence au XIXe siècle alors que Rose assiste sa soeur, Aurnia, qui vient de donner naissance à une fille et qui finit par mourir. Rose, jeune Irlandaise qui vient d'arriver à Boston se retrouve alors avec sa nièce qui vient de naître et sans connaître personne si ce n'est Eben, le mari de sa soeur qui ne se préoccupent pas du bébé et qui n'est pas venu voir son épouse mourante. Mais lors de l'enterrement d'Aurnia, une infirmière vient la prévenir de cacher le bébé, et cette infirmière est ensuite trouvée morte, éventrée, faisant d'elle la deuxième victime tuée de cette façon. En parallèle, au XXIe siècle, nous suivons Julia, une femme qui vient de divorcer et de racheter un vieille maison dans le jardin de laquelle elle découvre un cadavre pas tout récent et manifestement victime d'un meurtre.

J'ai bien aimé ce livre, mais je l'ai trouvé un peu convenu malgré tout. L'histoire est cohérente, bien construite, mais beaucoup de choses ne sont pas assez approfondies à mon goût et les intrigues existantes ne sont pas très bien exploitées : au début on a l'impression qu'on va lire un thriller lié aux vols de cadavres et à la médecine alors que la fin n'a pas grand chose à voir. C'est un peu comme si l'auteur avait voulu traiter de trop nombreux points (la médecine au XIXe, des meurtres en série, les vols de cadavres, des enfants illégitimes, etc, le tout avec la découverte de l'histoire de Rose de nos jours) en trop peu de pages, du coup, certaines choses restent superficielles ou disparaissent. Mais globalement c'est un livre qui sans être exceptionnel ni inoubliable se lit bien.

Chroniques de Brazzaville, Jussie Nsana, KHP & Lionnel Boussi (2012)

"En bande dessinée comme en géopolitique, la République du Congo (capitale Brazzaville) reste encore souvent dans l'ombre de sa gigantesque voisine, la République démocratique du Congo (capitale Kinshasa), qu'Hergé célébrait déjà à sa façon dans Tintin au Congo. Et si le Congo est une terre d'écrivains (Tchikaya u Tam'si, Alain Mabanckou, Sony Labou Tansi, Henri Lopes...) ses talents graphiques sont à découvrir. C'est tout l'intérêt de ces Chroniques de Brazzaville que de mettre en pleine lumière le travail de trois jeunes artistes congolais. Lionnel Boussi et KHP racontent avec une émotion authentique leurs souvenirs de la guerre civile de 1997 qu'ils ont vécue comme enfants-soldats dans deux camps opposés. Deux récits à la limite du reportage et de l'oeuvre d'art. La troisième artiste, Jussie Nsana, est l'une des rares femmes de la bande dessinée africaine. Encore toute jeune, elle démontre un étonnant sens de la narration avec une histoire très urbaine et rafraîchissante. Produit par des artistes vivant sur place, ce collectif est le premier album publié en France par des auteurs congolais de bande dessinée."

J'ai entendu parler de cette bande-dessinée parce que je connais quelqu'un qui connait quelqu'un que j'ai connu et qui connait un des auteurs. Du coup, dès que j'ai pu, je l'ai lue.

Cette bande-dessinée se partage en plusieurs parties chacune sur le même sujet, mais chacune avec un regard différent. Le sujet en question est donc la guerre civile qui a eu lieu en République du Congo dans les années 1990. En effet, dans ces années plusieurs pays d'Afrique s'engagent vers une transition démocratique, ce qui amène l'organisation d'élections. Cependant des accusations de fraudes ont lieu et les tensions s'exacerbent car chacun des candidats est soutenu par différentes ethnies. Les questions politiques se doublent alors d'un aspect ethnique, des tensions apparaissent dans le pays et un cycle de représailles se déclenche, amenant une guerre civile dans le pays.

J'ai bien aimé cette bande-dessinée qui traite d'un sujet sur lequel je ne connais absolument rien et qui est ici abordé de manière compréhensible. La BD commence avec des témoignages dessinées de gens ayant vécu le déchirement du pays, voire qui ont participé à cette guerre (en tant qu'enfant-soldat), puis se termine sur une partie plus pédagogique dans laquelle les origines et le déroulement du conflit sont expliqués et illustrés. Bref, j'ai apprécié la découverte d'un pays et d'une histoire qui me sont complètement inconnus, et j'ai également apprécié le partage du livre entre plusieurs témoignage et une partie explicative. Une bonne surprise donc.

Les vies de Luka, Arnaud Cathrine (2002)

"Mon nom est Luka, je suis née à Liverpool et je veux partir. J'ai dix-sept ans. On voit, par transparence, courir sur mes bras des veines aussi déplaisantes au regard que de petits asticots. L'oncle Neal dit souvent que j'ai un teint de morte. Je me suis faite à l'idée. Ou peut-être m'en suis-je seulement persuadée pour vivre tranquille. Ce qui n'existe pas."

J'avais lus des livres d'Arnaud Cathrine il y a quelques années et j'avais plutôt bien aimé même si je n'en garde pas non plus un souvenir particulièrement marquant. En tout cas, quand j'ai vu un livre de cet auteur sur les chariot des livres rendus par les lecteurs de la bibliothèque, j'ai pensé que je pouvais toujours l'emprunter.

Luka est une jeune fille qui vit avec sa mère et son frère dans la banlieue de Liverpool. Sa vie n'est pas particulièrement réjouissante, sa mère est malade, son père est décédé quelques années auparavant, son oncle devient de plus en plus autoritaire et son frère passe son temps à traîner dehors avec ses amis. Du coup, Luka ne rêve que d'aller à Londres et d'y apprendre le piano, et de retrouver Jude. Jude, un jeune homme rencontré dans un train.

J'avoue que je suis un peu dubitative face à ce livre : tout ce qui concerne la vie et les aspirations de Luka m'a bien plu, son envie de quitter sa banlieue ennuyeuse pour faire quelque chose et rencontrer des gens intéressant, sa famille amputée du père, etc, mais je n'ai pas du tout saisie ce qui était en rapport avec Jude : à quel moment se sont-ils rencontrés, qui il est et même s'il existe vraiment. Est-ce que je n'ai pas lu ce livre assez attentivement ou est-ce que c'est le récit qui n'est pas clair ? Je ne sais pas, mais du coup, je n'ai pas apprécié ce livre puisque je n'en ai pas compris une partie...

Mauvais genre, album jeunesse ?!

(Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand)

Mauvais genre, de Chloé Cruchaudet, numéro 1 des vente d'album jeunesse ?! Ma foi, c'est plutôt audacieux en ces temps de polémique sur la théorie des genres...

(Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand)


Une fille bien, Holly Goddard Jones (2009)

"L'univers de Holly Goddard Jones, comme chez Laura Kasischke, est celui des petites villes américaines où des êtres sont confrontés à des situations qui leur échappent et où ils doivent réévaluer le sens de l'amour, du pardon, ou faire face à la violence morale ou physique."
J'ai découvert ce livre et cette auteur un peu par hasard en examinant une sélection mise en place par des collègues. Au début j'étais un peu hésitante à l'emprunter car il s'agit d'un recueil de nouvelles, or je n'aime pas trop les nouvelles, je préfère les romans, mais en même temps la quatrième de couverture était plutôt tentante, donc j'ai tenté !

Toutes les nouvelles se passent dans le sud des États-Unis, dans le Kentucky notamment (peut-être même tout le temps). Nous croisons donc Tommy, veuf, son fils Jacob et leur chienne Nora, Félica, une étudiante qui trouve la mort dans un incendie de sa chambre et dont les parents, la mère surtout, ne se satisfont pas de l'issue de l'affaire, Théo, un entraîneur de basket qui a une relation avec Josie, une adolescente de son équipe, Ben, un garçon qui a une cataracte, un groupe d'amis, Robbie, Tina, Matt et April qui se recontrent à l'occasion d'un travail d'été, etc, etc.

J'ai bien aimée cette lecture : des moments de vie, des deuils, des liens entre personnes, des mensonges, des tromperies, des doutes, des drames, des vies brisées, de la culpabilité, des accidents, bref, des éléments de vie marquants qui marquent les personnages. L'écriture a quelque chose d'un peu aride, une certaines distance mais cela n'est pas froid pour autant, je trouve même que ça transmet quelque chose de l'environnement dans lequel se déroulent ces nouvelles, quelque chose de petites et moyennes villes de l'intérieur des USA. Une fille bien a donc été une agréable découverte pour moi.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...