Bone collector, Jeaffery Deaver (1997)

"Lincoln Rhyme était le criminologue le plus célèbre des Etats-Unis, capable de dresser le portrait d'un tueur à partir de quelques indices recueillis sur la scène du crime. Mais Rhyme, blessé lors d'une enquête, n'est plus qu'un grand paralysé, infirme sarcastique dont la seule obsession est d'en finir avec la vie. Jusqu'à la découverte d'un cadavre enterré au bord d'une voie ferrée, dont seule une main ensanglantée sort de terre. A regret, Rhyme va reprendre du service pour traquer l'assassin du fond de son lit, avec l'aide de la belle Amelia Sachs."

Je me rappelle avoir vu ce film, ou du moins une partie de celui-ci, un jour que ma mère le regardait, puis, quelques années plus tard d'être tombé sur le livre à la bibliothèque. Et récemment, alors que j'étais à la recherche d'un bon livre policier et que tous les ouvrages récents dont j'avais notés les références étaient emprunté, j'ai décider de relire Bone collector.

L'intrigue commence alors que l'agent Amélia Sachs est envoyée pour inspecter un secteur sur lequel un appel anonyme a mené la police. Au début, elle ne voit rien, puis elle finit par trouver l'objet de l'appel anonyme, à savoir un cadavre entièrement enterré à la vertical, à l'exception d'une main qui sort du sort et dont un doigt a été écorché afin d'y faire passer une bague. La victime est un homme qui avait été enlevé la veille, de même que la femme qui l'accompagnait et à qui appartient la bague. Sur le lieu du premier crime son retrouvés des indices qui renvoient au prochain meurtre, ce qui fait que l'enquête des meurtres existants se double d'une courses contre la montre pour éviter qu'il n'y ait d'autres morts. C'est Lincoln Rhyme qui s'occupe de cette enquête après qu'on le lui ait demandé car même s'il est désormais paralysé sous le cou, ses capacités intellectuelles sont intacts et il reste donc le plus à même de résoudre les énigmes de ces meurtres en série.

J'avais gardé un bon souvenir de ce livre et en effet, c'est un bon thriller. L'intrigue est très bien ficelé et regorge de détail, les personnages et les liens entre eux ne sont pas délaissés, les rebondissements son nombreux, etc. J'ai beaucoup aimé le fait que l'enquête repose pour beaucoup sur les éléments infimes recueillis sur les scènes de crime, l'aspect médico-légal en fait. Sinon, c'est dans ce livre que se rencontre Amelia Sachs et Lincoln Rhyme, personnages récurrents chez Jeaffery Deaver et que j'avais déjà croisés dans d'autres textes de cet auteur. Bref, un thriller riche en évènement qu'il est difficile de lâcher !

La femme de hasard, Jonathan Coe (1987)

"Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l'on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l'aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans… Seul le chat, un exemple d'indifférence satisfaite, lui donne à penser qu'une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d'accidents, de hasards..."

J'ai déjà lus deux livres de Jonathan Coe (articles ici), et à chaque fois j'avais bien aimé : c'est plutôt captivant, drôle, un peu absurde, bref, ça m'a plu, donc quand j'ai eu l'occasion de lire un autre de ses textes, je n'ai pas hésité.

Le personnage principal de ce livre est Maria, lycéenne au moment où commence ce roman. Étant une très bonne, elle se voit admise à l'université de Cambridge. Et nous la suivons donc pendant ses études sans éclats, avec ses voisines de chambres auxquelles elle ne se lie pas, sa solitude, Ronny, son amoureux transi qui la demande en mariage tous les jours en vain, son travail qu'elle exerce sans enthousiasme ni passion, son mari avec qui elle finit par divorcer, son fils qui préfère son père, etc. Bref, une vie qui n'est pas raté, mais qui n'est pas non plus réussie : Maria semble indifférente, distance, hermétique et détachée de tout et son existence a au final un goût de déception.

J'ai bien aimé ce livre même si l'histoire manque parfois un peu de densité, mais cela est peut-être une impression dû au fait que Maria a l'air de s'ennuyer de sa propre vie. Le personnage de Maria n'est d'ailleurs pas très attachant, c'est une personne fade et sans envies ni passion, on n'a même pas envie de la prendre en pitié parce qu'elle donne l'impression de ne faire aucun effort, mais malgré cela, je me suis quand même un peu attachée à elle car certains passages m'ont fait penser à moi-même. Mais sinon, l'histoire a des pointes d'humour que j'ai beaucoup appréciées, et le fait que l'auteur s'adresse parfois directement au lecteur pendant le récit apporte du dynamisme et rappelle qu'il s'agit de fiction. Ce livre n'est pas mon préféré de Jonathan Coe -je lui préfère La maison du sommeil- mais il s'agit tout de même d'un texte qui m'a fait passer un bon moment.

Tout sauf l'amour, Pierre Makyo, Toldal & Frédéric Bihel (2013)

"Nina de Beaumont est anhédonique, c'est-à-dire qu'elle ne prend de plaisir à rien depuis la mort accidentelle de sa mère lors d'une avalanche. Elle avait six ans. À ce jour, elle a essayé toutes sortes de thérapies, mais aucune n'a réellement produit de mieux-être. Et pour elle, désormais, le bonheur c'est de ne pas avoir de bonheur. Son père, Antoine de Beaumont, est désespéré : Nina est tout pour lui. Il fait appel à une agence matrimoniale d'un type nouveau, «révolutionnaire», pour s'occuper de sa fille, car il se rend compte qu'il a tout essayé pour améliorer le sort de Nina... Tout sauf l'amour."

J'ai découvert cette bande-dessinée parmi les nouveauté de la bibliothèque et comme le dessin de la couverture me plaisait, j'ai eu envie de la lire.

L'histoire débute avec José Alcano, créateur de l'entreprise "Rencontre au 21ème siècle", une entreprise dont le but est de faire se rencontrer les gens en se basant sur les hormones, et en cas de mariage, celui-ci est garantie trois ans. Grâce à cette entreprise, José gagne pas mal de l'argent, ce qui lui permet notamment d'acheter une voiture de collection, voiture avec laquelle il a malheureusement un accident en revenant du mariage de deux de ses clients. Et pire : il n'avait pas encore fait assurer sa voiture, trop impatient qu'il était de la conduire. Résultat, les assurances refusent de payer quoique ce soit, mais M. de Beaumont, le directeur propose tout de même un arrangement à José : s'il trouve un mari à sa fille qui ne s'intéresse à rien et qui a perdu le sourire, alors il aidera José sur la question de l'assurance.

J'ai trouvé le début de l'histoire plutôt original, tout au long du récit il y a des pointes d'humour, mais la fin -sans être décevante- est malgré tout un peu convenue et prévisible. Mais cette bande-dessinée m'a tout de même bien plu, l'intrigue n'est pas trop flagrante puisqu'au fil de la lecture on se demande quand même si l'histoire va bien ou mal finir, le dessin est agréable, etc, donc au final, la lecture de cette bande-dessinée s'avère plaisante.

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